Avril 2020

À défaut de pouvoir se réunir comme d'habitude à la médiathèque pour discuter de vive voix, les membres du club de lecteurs continuent à nous faire part de leurs lectures et coups de cœur. Merci à elles ! (Elles parce que pour le moment, seules des dames ont envoyé quelque chose !)

Voici quelques-unes de leurs contributions.

 

Marie-Séverine :

 

OPAC Détail de noticeStation Eleven d'Emily St. John Mandel

Attention, ce roman est de circonstance et ne s'adresse qu'aux personnes pas trop angoissées par la situation actuelle.

Ce livre retrace le parcours de personnages dont certains sont les rescapés d'une pandémie qui ressemble furieusement à celle que nous vivons (d'où ma mise en garde).

Je cite la quatrième de couverture : "Dans un monde où la civilisation s'est effondrée, une troupe itinérante d'acteurs et de musiciens parcourt la région du lac Michigan et tente de préserver l'espoir en jouant Shakespeare et du Beethoven. Ceux qui ont connu l'ancien monde l'évoquent avec nostalgie, alors que la nouvelle génération peine à se la représenter. De l'humanité ne subsistent plus que l'art et le souvenir. Peut-être l'essentiel."

Ce livre m'a profondément marqué quand je l'ai lu (il date de 2016) car j'ai trouvé que l'auteur a su donner de la profondeur à ses personnages et l'optimisme et l'espérance dominent malgré le contexte difficile.

 

 

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Idiss de Robert Badinter

L'auteur retrace la vie mouvementée de sa grand-mère juive exilée à Paris juste avant la guerre de 1914. Nous voyons évoluer cette femme, de son enfance aux années noires de la deuxième guerre mondiale ainsi que sa famille. Robert Badinter la décrit avec beaucoup de tendresse et ce qui ressort de ce livre, malgré la fin tragique de son père et son oncle, c'est un profond respect pour la France et surtout pour ses "hussards noirs de la République". Ceux-ci l'ont protégé du racisme, lui ont transmis la beauté de la langue française, de solides connaissances et bases culturelles, et la possibilité d'accéder aux plus hautes fonctions. Tout ça grâce à l'Ecole.

 

 

Ceux que je suis d'Olivier Dorchamps

C'est un premier roman.

Marwan, un français d'origine marocaine, perd brutalement son père. Ce dernier souhaite être enterré au Maroc ce qui surprend toute la famille puisqu'il avait gardé peu de contact avec ce pays, pas même la langue n'utilisant que le français avec ses enfants. Marwan, grâce à ce voyage, va partir à la découverte de ses racines sans perdre ce qu'il est : un français, c'est tout.

Très joli roman sur l'importance de savoir d'où on vient. Il m'a particulièrement interpellée sur la façon dont ces "français" sont regardés ici à Paris.

 

Guillemette :

 

Vive la lecture qui nous fait voyager malgré le confinement chez soi !

Du coup j’ai eu envie de vous faire partager mes voyages par pays :

 

Au Japon

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Avec Aki Shimazaki et Le Poids des Secrets

Nous avons déjà parlé d’elle et de ses petits livres/bijoux, souvent en quatuor ou en quintette qui racontent une même histoire sous différents points de vue, espace ou temps.
Là nous sommes au Japon avant, pendant et après la bombe de Nagasaki. Une histoire de famille sur 3 générations, chaque fois du point de vue d’un des personnages.

C’est un régal de simplicité et de finesse.

 

 

Au Rwanda

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Avec Tous tes enfants dispersés de Beata Umubyeyi Mairesse

Un premier roman (qui fait partie de la sélection du Prix du (métro) Goncourt) qui mêle les voix de trois femmes et 1 homme ayant vécu les massacres du Rwanda : grand-mère, mère, fille et petit fils.

C’est poignant et j’ai appris énormément de choses.

 

 

 

Dans la Charente des années 60-70

 OPAC Détail de noticeAvec Des Orties et des Hommes de Paola Pigani

Découvert à la nuit de la lecture, grâce à la lecture d’une de nos médiathécaires.

Une plongée dans une ferme presque d’un autre siècle, au milieu des champs et du travail de la terre, des orties et des hommes, qui sont surtout des femmes, immigrés italiens en Charente en 1960
Pour moi, qui ai vécu mon enfance à la campagne, une belle histoire qui me raconte une partie de mon enfance, mais pour d’autres une histoire pleine du piquant et de l’utilité des orties.
C’est très attachant.

 

 

Dans une librairie d’Uzès

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Avec La librairie de la place aux herbes d'Eric de Kermel dont nous avait parlé Angélique lors d’un précédent club. L’histoire de cette libraire qui sait proposer à chacun un livre en fonction de ce qu’il est. Je me suis régalée.

 

 

 

 

 

Dans l’Amérique de l’esclavage et de la ségrégation

Avec Beloved de Toni Morrisson

Un (des) chef d’œuvre (prix Pulitzer en 1988) de cette immense autrice black américaine, prix Nobel en 1993.

Une fresque foisonnante terrible et attachante au milieu des noirs esclaves puis affranchis. Une écriture qui m’a laissé pantoise de tant de virtuosité. Un très grand livre.

 

 

Enfin à Romainville et au cœur de la maladie

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Avec Il est juste que les forts soient frappés de Thibault Bérard qui nous raconte avec pudeur, mais d’une façon extrêmement originale, la plongée dans la maladie. Malgré le sujet j’ai beaucoup ri. J’ai chanté et aimé ces personnages un peu fous.

 

 

 

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Et je voudrais vous parler de : Le Mur Invisible de Marlen Haufshoffer

Que j’ai découvert grâce à Pauline, l’une de nos médiathécaires, lors de la nuit de la lecture.
Merci Pauline.

C’est un livre qui a été écrit en 1963 en pleine guerre froide, et de crainte d’attaques planétaires.
Mais il paraît complètement adapté à la situation que nous vivons ces jours-ci.

Une jeune femme, venue passer quelques jours dans la maison de chasse de son cousin dans la forêt Autrichienne, se retrouve soudain séparée du reste du monde par un mur invisible.

De l’autre côté, le temps semble arrêté.

De ce récit dystopique, qui pourrait emporter vers la science-fiction, l’auteur choisit plutôt de faire un récit de survie et de retour aux sources.

La jeune femme se retrouve donc seule à survivre dans cette forêt et doit prendre son destin en main, aidé par les quelques animaux qu’elle rencontre et apprenant petit à petit le travail des paysans.

Et c’est un livre passionnant, presque haletant. Et pourtant il ne se passe presque rien, les saisons s’enchaînent, les petites victoires succèdent aux petites défaites, mais on vit au rythme de cet apprentissage incroyable.

 

Annick :

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Certains m'ont énormément plus comme la série l'ombre du chardon de Aki Shimazaki, , où l'on retrouve le raffinement japonais, et où l'on redécouvre avec joie les mêmes personnages changeant avec le temps.

Le libraire de Kaboul de Asne Sierstad. Il s'agit plus d'un récit historique où l'on découvre un Afghanistan ruiné par les talibans en pleine renaissance et où le peuple tente de se défaire du passé pour créer une vie meilleure.

Sukkland Island, de David Vann : prix Médicis 2010

Une île sauvage au sud de l'Alaska, accessible par bateau ou hydravion, envahie par une forêt humide, hostile à la vie... Et pourtant, Jim décide d'y emmener son fils de 13 ans.

Très beau, mais très triste !

 

Béatrice :

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J'ai lu avec plaisir Changer l'eau des fleurs de Valérie Perrin (conseillé au club de lecteurs il y a quelques temps par Angélique). Une bonne lecture pour rester optimiste en ces temps de confinement morose.

J'ai lu aussi À l'absente, pour Florence Malraux de Martine de Rabaudy : bien écrit, mais tellement dur...livre écrit pendant la fin de vie de Florence Malraux, elles se connaissaient, et l'auteur assiste à l'évolution de la maladie de Charcot (paralysie progressive).

La fille de André Malraux, très indépendante, ne veut rien devoir à personne. On voit l'évolution terrible de sa maladie et les efforts qu'elle fait pour rester digne. Une belle leçon, mais bon....pas sûr que ce soit à lire en ce moment!


Merci à tous !

 

Fevrier 2020

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Guillemette a hésité entre Miss Islande d'Audur Ava Olafsdottir. L'islandaise nous avait déjà régalés avec Rosa Candida, et son avant-dernier livre : Ör. Dans celui-ci, Guillemette a aimé l'impression qu'il ressemble à une autobiographie. C'est l'histoire d'une jeune femme islandaise qui quitte sa campagne perdue pour Reykjavík.Selon Guillemette. Le titre est aussi le surnom de l'héroïne. On entre dans un autre monde, où la mythologie islandaise occupe une place importante.

L’héroïne lit beaucoup et on apprend en lisant son histoire plein de choses sur la littérature islandaise qui est très riche.

Un livre très plaisant et où l'on retrouve l'A. O. Olafsdottir qu'on aime !

 

 

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Micheline a adoré Quand viendra la vague d'Alice Zeniter, un petit bijou de 60 pages où on se régale. C'est un livre en deux parties, dont la première seulement a beaucoup plu à Micheline. Un couple regarde le niveau des eaux monter de plus en plus depuis le sommet d'une montagne. Tout le sujet du livre est donc de savoir : qui va t'on sauver ? Ou pas... C'est presque philosophique.

Ce livre se trouve dans le rayon théâtre de la médiathèque.

Elle a aussi parlé (au deuxième tour) de Graine de sorcière de Margaret Atwood. Au Canada, un directeur de festival de théâtre, spécialiste de Shakespeare. Il a souvent des idées farfelues. Il embauche un adjoint qui lui grignote sa place petit à petit. Il est licencié et se retrouve dans un placard. Il monte un groupe de théâtre dans une prison. On voit à quel point les détenus s'investissent dans la pièce La tempête. C'est une pièce dans laquelle Shakespeare évoque le genre de conflit qu'il vit lui-même avec son adjoint (en l’occurrence, dans celle de Shakespeare, un conflit entre deux frères). Ils adaptent le texte et réécrivent certains passages. Comme ils s'insultent beaucoup, le metteur en scène décide de les y autoriser en s'insultant uniquement avec les mots de Shakespeare ! Micheline l'a trouvé « vraiment chouette » ! Elle l'a trouvé drôle et surtout très touchant.

Pour le moment, il n'est pas dans les collections, mais il y sera quand les commandes repartiront après le confinement !

 

Anne-Sophie a lu Victoria Connelly : Les parcelles du bonheur. C'est un roman policier qui parle de trois générations de femmes qui vivent sous le même toit, un manoir anglais avec un beau jardin. L'histoire commence après le décès du père. La grand-mère, la mère et les deux filles ont vécu ce deuil de façon différente. La situation est un peu tendue entre elles. Mais ayant des problèmes financiers, elles doivent vendre une partie du jardin. On apprend au passage plein de noms de fleurs. Ça a plu à Anne-Sophie qui venait de finir une histoire bien dure de serial killer. C'est un livre très touchant, facile à lire.

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Anne-Sophie a aussi lu un roman de Karen Rose : You belong to me (en anglais, il est traduit en français sous le titre « Tout près du tueur »), qui réussit à nous mettre dans la tête d'un tueur en série. On suit la policière qui mène l'enquête. Anne-Sophie les lit en VO et en français ! Ce qui est intéressant, c'est que ce n'est pas tout noir ou tout blanc, on arrive presque à éprouver de la compassion pour le tueur ! Le livre est un double puzzle, celui du tueur et celui de la policière. L'intrigue prend le lecteur et l'emmène dans l'histoire. Après avoir lu plusieurs livres de K. Rose, Anne-Sophie éprouve parfois quelques frissons le soir quand elle rentre chez elle. Aimant les thrillers et romans policiers effrayants, elle avoue n'en lire certains que le jour !

 

Ce titre ne figure pas pour le moment dans les collections de la médiathèque mais il y en a deux autres.

 

 

Patrick a lu le livre des frères Bogdanov L'équation Dieu. Pour eux, tout est chaotique au démarrage de l'Univers. Selon eux, ce sont les nombres premiers et infinis qui permettent d'expliquer le début de la création. Le livre raconte leur enfance avec leur grand-mère qui les a initiés à la cosmologie. Patrick a aussi évoqué leur biographie : Le mystère Bogdanov. Chercheurs au CNRS, ils n'ont pas eu de bons rapport avec leur collègues, parce qu'ils sont critiqués par les scientifiques pour leur manque de sérieux dans la méthode. Ce sont deux garçons assez étranges...

            Deux livres qui ont peu de chances de se retrouver dans les rayons de la médiathèque...

 

 

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Annick a parlé de Le passeur de lumières de Bernard Tirtiaux. C'est un livre assez ancien (1993) de l'auteur belge. C'est un très beau livre qui a beaucoup plu à Annick. C'est l'histoire d'un créateur de vitraux (l'auteur est lui-même maître verrier), une histoire de quête. On suit le personnage depuis son enfance, parti à l'aventure en quête de perfection. Cette quête de l'absolu, Annick la compare à l'amour ou à la quête de Dieu. Ce n'est pas gai. On apprend des choses sur le monde particulier du travail du vitrail. Il parle de la basilique de Saint-Denis, de la cathédrale de Chartres. L'écriture est facile à lire. Annick l'a dévoré !

 

 

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J'en ai profité pour évoquer un livre d'un historien d'art nommé Erwin Panofsky, Architecture gothique et pensée scolastique (un livre dont le titre peut faire peur mais qui est tout à fait lisible par tout un chacun). Il y explique, en prenant l'exemple de la basilique de Saint-Denis, comment la conception du bâtiment, en particulier la façade, est la même que celle des textes de l'époque. En effet, la division en différentes parties hiérarchisées des textes permettait de les retenir plus facilement. Tout comme la construction de la façade permettait un rangement logique des thèmes représentés. A l'époque, il fallait apprendre par cœur de longs textes religieux et initier la population aux récits bibliques. Tout à fait passionnant pour qui s'intéresse à l'art gothique et/ou au Moyen-Âge.

Ce livre, un classique en son genre, se trouve en théorie de l'art dans les rayons de la médiathèque (701 PAN).

 

 

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Anne a relu Au revoir là haut, de Pierre Lemaître. On suit deux personnages qui se sont rencontrés pendant la guerre. L'un est dessinateur. Ils montent après la première guerre mondiale un commerce d’œuvres d'art. L'artiste est une « gueule cassée » qui se fabrique des masques pour cacher ce qu'il reste de son visage. Anne a décidé de lire ensuite « Couleurs de l'incendie » puis un troisième titre qui est paru depuis : « Miroir de nos peines ».

 

 

 

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J'ai parlé d'un roman écrit par la libanaise Hanan el-Cheikh : Histoire de Zahra. Le roman date de 1980. C'est l'histoire d'une adolescente et de son passage à l'âge adulte au Liban, sur fond de pression sociale et de guerre. Toute sa vie n'est qu'une longue succession de malheurs et de souffrances. L'héroïne est plutôt déprimée, désabusée, sans espoir. On la suit dans toutes les phases de sa vie, qui sont toutes aussi sordides les unes que les autres.Bien que terriblement déprimant, ce roman est le portrait d'une femme dont le destin est à la fois chaotique et prédestiné par l'Histoire et les conventions sociales. On ressort de cette lecture avec un sentiment d'impuissance, on se dit que malgré ou à cause de ses phases de dépression et de volonté de s'en sortir, elle n'a pas la force nécessaire pour échapper à son destin.

Bon, il faut peut-être prévoir quelque chose de plus léger après ça ! Cependant, avec le temps je me dis que ce livre est du genre à laisser des traces dans l'esprit du lecteur et à faire réfléchir.

 

 

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Guillemette a découvert Forêt furieuse de Sylvain Patieu (né en 1979, il vit en Seine-Saint-Denis). Le roman est une dystopie. C'est un genre de « Sa majesté des mouches » dystopique ( de William Golding). Il s'agit d'une colonie d'enfants située dans les Ardennes. C'est un lieu où sont recueillis des enfants blessés, abîmés. Les personnages reçoivent un nouveau nom à leur arrivée, qui donne de la poésie au texte en décrivant leur personnalité. Il y a les « strong » et les « bitches ». Arrive une fille qui devient cheffe des strong après les avoir combattus. Le village le plus proche est menacé par des djihadistes. On est dans la guerre (il y a des conflits dans la forêt), les enfants sont obligés de tuer, il y a une femme sorcière qui les aide... C'est une épopée dramatique.

À la fin du livre, l'auteur donne une liste très touffues de livres se rapportant aux thèmes du livre, romans et autres, ce qui donne une idée de l'étendue de ses sources.

 

 

Janvier 2020

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Patrick a parlé du livre posthume et inachevé de Jean d'Ormesson publié par sa fille Héloïse : L'espérance en héritage (réunit Comme un chant d'espérance, Guide des égarés et Un hosanna sans fin). Agnostique, Jean d'O (comme disent les journalistes) parle beaucoup de Dieu et de l'univers.

Patrick nous a expliqué l'histoire de l'univers avec des formules mathématiques, à base de nombres premiers. J'avoue que j'ai décroché et je vous renvoie vers le livre si ça vous tente ! En fin de compte, la philosophie de J. d'O est : on ne sait rien ! Un livre accessible pour quelqu'un de normalement constitué, mais il faut quand même un peu de motivation.

 

 

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Marie-Séverine a aimé Le bal des folles, de Victoria Mas, mais certaines choses l'ont dérangée : certains aspects ésotériques, le fait que l'héroïne communique avec les défunts. Ce qui l'a intéressée, par contre, c'est le contexte historique (le 19e siècle) et l'aspect social.

 

 

 

 

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Elle a aussi parlé d'Une femme en contre-jour de Gaëlle Josse. Fascinée par le personnage, Marie-Séverine a vu le film documentaire consacré à Vivian Maier, ce qui l'a poussée à lire le roman tiré de sa vie. Cette femme a passé sa vie à photographier l'Amérique, de façon cachée, avait des origines françaises (sa mère), a passé une petite partie de sa vie dans les Alpes. On a découvert un peu par hasard ses photos après sa mort, et par la même occasion son talent extraordinaire. Toute sa vie, elle a été nounou dans des familles bourgeoises.

Le livre de G. Josse dresse le portrait de cette femme à la personnalité tourmentée, pas toujours très sympathique, mais géniale sur le plan artistique.

 

 

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Annick a aussi parlé d'un livre de Gaëlle Josse : Nos vies désaccordées. C'est la description de quelqu'un qui devient fou. C'est un petit livre très prenant. Une femme musicienne écoute son mari pianiste de renommée internationale, elle va de plus en plus mal. À ne pas lire quand on déprime...

Guillemette a mis un petit bémol, ce livre n'est pas celui qu'elle préfère de cette romancière, et qui plus est, son écriture manque un peu de recherche.

 

 

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Béatrice a beaucoup aimé le livre d'Akira Mizubayashi : Âme brisée. Béatrice, qui est musicienne professionnelle, a trouvé néanmoins que l'auteur donne trop de détails pédagogiques, ça l'a agacée. Mais peut-être est-ce utile aux néophytes ? C'est un livre qui « parle » aux musiciens, car A. M. est manifestement très au fait de tout ce qui est musique.

Béatrice l'a trouvé très touchant, l'histoire est très belle, et c'est très bien écrit. L’âme brisée, bien sûr, c'est celle du violon, mais il y a aussi un jeu de mot. À lire !

 

 

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J'ai bien aimé un petit roman japonais intitulé La fille de la supérette, de Sayaka Murata, paru en France précédemment sous le titre Konbini. C'est un roman écrit par une jeune femme, qui a obtenu le prix Akutagawa, l'équivalent japonais du prix Goncourt. L'héroïne est une jeune femme qui dès l'enfance se distingue par ses goûts différents de ses camarades. Il faut savoir qu'au Japon, les supérettes appelés Konbini sont ouvertes tous les jours et 24 heures sur 24. Les employés sont des étudiants qui financent leurs études de cette façon, et ne restent pas très longtemps. Keiko, elle, s'obstine à rester malgré ses études et de plus, elle aime son métier ! Pas mariée, sans enfant, elle suscite des commentaires et des reproches car elle ne rentre pas dans le moule de la société. Lassée de cela, elle met en place un plan pour qu'on lui fiche la paix...

Une sorte de sushi littéraire, un petit roman qui est aussi une satire sociale.

 

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Guillemette a lu Les livres de Jakob, ou, Le grand voyage à travers sept frontières, cinq langues, trois grandes religions et d'autres moindres rapporté par les défunts, leur récit se voit complété par l'auteure, selon la méthode des conjectures puisées en divers livres, mais aussi secourues par l'imagination qui est le plus grand don naturel reçu par l'homme, d'Olga Tokarczuk. Le plus long titre jamais cité depuis la création du club de lecteurs ! C'est le livre de celle qui a reçu le prix Nobel « alternatif » en 2018. Guillemette a adoré, même si le livre fait plus de mille pages. C'est un roman historique basé sur des faits réels en Pologne entre 1750 et 1800 environ. Ça se passe donc en Pologne, où les paysans sont inféodés, où les juifs sont admis mais ils font du commerce que les catholiques n'ont pas le droit de faire. O. T. nous raconte l'histoire d'un messie qui arrive, un certain Jakob Frank. On suit son évolution, ses errances, ses dogmes, etc. C'est passionnant, on apprend beaucoup de choses sur ce pays. À cette époque, la Pologne est très petite, ce n'est pas celle d'aujourd'hui. C'est aussi un pays qui a beaucoup de relations avec d'autres. Guillemette conseille de prendre des notes car les personnages changent de nom quand ils se convertissent ! Il n'y a pas d'index ni des personnages ni des noms en yiddish, en polonais, en grec, en turc etc. Le livre est le fruit d'une somme de travail énorme.

Gros coup de cœur de Guillemette !

 

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Autre univers, celui de Ken Liu lu par Brigitte : La grâce des rois. C'est un roman classé en heroic fantasy à la médiathèque, plus précisément, il relève du "steampunk". Brigitte y a pris beaucoup de plaisir, ce n'est pas cucu ! (sic). C'est un livre agréable à lire, le thème est intéressant : il y a deux personnages qui veulent le bien du peuple, un dictateur et un autre. En résumé, il s'agit du portrait de deux personnes qui se plantent complètement en croyant faire le bien d'une nation. L'auteur est né en Chine en 1976 et s'est installé avec sa famille aux États-Unis où il vit maintenant.
C'est un livre destiné selon Brigitte aux jeunes adultes. Un genre à découvrir.

 

 

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Nous avions déjà évoqué au club de lecteurs L'homme qui mit fin à l'histoire, un roman à la fois de science-fiction et historique sur les exactions japonaises en Chine pendant la seconde guerre mondiale.

Bien ficelé et instructif également.

 

 

 

 

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Mireille a beaucoup beaucoup aimé L'évangile selon Yong Cheng de Dai Sijie, (l'auteur du mémorable Balzac et la petite tailleuse chinoise). On est plongé dans la Chine méridionale du début du Xxe siècle. Le héros est fils de menuisier, qui est placé chez un pasteur. Il devient le premier pasteur chinois. Il lui arrive de nombreuses épreuves qu'il traverse sans mettre en cause sa foi. Arrive la révolution, la Chine populaire, sa fille embrigadée le renie, etc. On lui interdit aussi d'officier en tant que pasteur, il n'a plus rien, mais il survit jusqu'au bout. On parlerait aujourd'hui de résilience. C'est l'histoire du grand-père de Dai Sijie.

Mireille a trouvé ce roman enthousiasmant car c'est un portrait de la nature humaine et de tout ce qu'elle peut supporter.

 

 

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Édith n'a pas aimé Valentine, le livre d'Anne-Laure Bondoux, "un club des cinq pour adultes !"

C'est l'histoire d'une femme de quarante-huit ans qui parle à son chat et à sa mère morte. Ce n'est pas mauvais, mais c'est insipide. C'est un faire-valoir pour les bons livres que nous aimons habituellement au club de lecteurs, sic Édith... Passons.

 

 

 

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Du coup, elle a lu le dernier livre de Philippe Djian : Les inéquitables.

C'est nettement mieux, il y a une écriture, mais ce n'est quand même pas un chef d’œuvre.

 

 

 

 

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Bon, Édith a quand même eu un gros coup de cœur grâce à Mur Méditerranée de Louis-Philippe Dalembert. C'est un roman qui commence en Libye, sur la Méditerranée, dans un camp de réfugiés. Il y a trois femme très différentes, Chochana, une nigériane juive qui fuit la sécheresse. Il y a aussi Semhar, une érythréenne, catholique orthodoxe, qui fuit un dictateur. La troisième, Dima est une petite bourgeoise syrienne musulmane. Elles ont toutes de sérieuses raisons de fuir leur pays. L'auteur donne une humanité à ces femmes jeunes. C'est un sujet grave, mais le roman est plein d'humour et de finesse. La France n'est pas épargnée dans le roman aux yeux des réfugiés qui cherchent un endroit où être accueillis correctement... Un vrai roman magnifique !

 

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Angélique a aimé Changer l'eau des fleurs de Valérie Perrin. Elle s'attendait à un livre plutôt morbide, parce qu'il s'agit de l'histoire d'une femme qui devient gardienne de cimetière, et c'est en fait un livre plein de vie. C'est un livre prenant qu’Angélique a eu hâte de finir. Un livre qui fait du bien et qui est une leçon de vie. On a une vraie histoire, une vraie intrigue, ce n'est pas cucu la praline selon Marie-Séverine qui l'a aussi lu. Ce n'est pas le même genre de livre que ceux d'Aurélie Valognes par exemple... dont on devine à l'avance ce qui est écrit par la suite.

Un livre touchant, qu'on peut offrir à ceux qui ont besoin de réconfort.

 

Décembre 2019

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Marie-Séverine a aimé Tous tes enfants dispersés de Beata Umubyeyi-Mairesse. C'est un premier roman, sur fond de génocide du Rwanda, en 1994. On y voit les conséquences sur les vies des familles. On y suit trois générations. C'est un livre plein de poésie, qui expose les faits vus de l'intérieur de la famille. Les liens distendus entre la grand-mère, la fille et le petit fils se refont grâce ou malgré la guerre et ses horreurs. Le petit-fils vit en France, une partie de sa famille est martiniquaise.  Recommandé par Marie-Séverine !

 

 

 

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Guillemette a choisi de nous conseiller Les simples de Yannick Grannec. Les simples, ce sont les plantes médicinales cultivées par des sœurs dans une abbaye au 16e siècle, en Provence. On y découvre la vie de deux types de sœurs, celles qui soignent grâce à ces plantes et les sœurs de chœur qui sont issues de familles riches et dispensées de travail. Le livre raconte les luttes de pouvoirs d'un évêque qui arrive dans cet univers et qui sème le trouble. Il se retrouve face à un procès en sorcellerie qui le met à mal. Guillemette a appris plein de choses historiques sur cette période et cet univers si particulier. Chaque personnage est intéressant. Un roman « sacrément historique », certainement le fruit d'un long travail de recherche. 

 

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Anne a lu Une odyssée de Daniel Mendelssohn (né en 1960) L'auteur est professeur de littérature ancienne aux États-Unis. Il parle de son cours sur l'Odyssée d'Homère, et de son père qui souhaite assister à son cours. Il fait un parallèle entre sa relation avec son père et celle de Ulysse avec son fils Télémaque. Son livre est extraordinaire !  Très émouvant (homosexuel, ses liens sont un peu distants avec son père mais ils se retissent avec le temps). Édith rappelle qu'il est aussi l'auteur du magnifique Les disparus, qui avait marqué les esprits (paru en France en 2006). On ne perd jamais pied avec les personnages qui sont nombreux.

Le livre fait partie d’une trilogie : L’étreinte fugitive, Les disparus, et enfin Une odyssée.

 

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Annick a aimé Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois. Déjà recommandé par Edith, c’est le gros succès de la rentrée. On y lit l’histoire d’un homme qui se retrouve en prison au Canada, et son parcours. Le personnage est très attachant. À lire !

 

 

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Brigitte a aimé le livre de Lluis Llach : Le théâtre des merveilles. C'est une autobiographie fictive, de facture assez factuelle, mais qui devient vite un roman. L'auteur est un célèbre chanteur catalan, né en 1948. Il y raconte donc sa vie mais en y apportant pas mal d'invention. L'homme a été porté vers la belle carrière qui lui a apporté gloire et fortune. Brigitte regrette cependant qu'il soit devenu égoïste car il considère que tout lui est dû, que tout ce que son entourage aimant lui a apporté est un dû, depuis son enfance au Théâtre des merveilles. Pour Guillemette, l'auteur, militant anti-franquiste, a écrit un roman à partir de son histoire mais pas une autobiographe proprement dite. Du coup, il faut le lire en pensant à ce détail. Lu aussi par Édith, elle considère qu'il n'est pas exceptionnel sur le plan de l'écriture. 

 

 

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Édith a parlé de Rouge impératrice de Léonora Miano, une romancière adorée au club de lecteurs. Édith avait adoré Les saisons de la nuit et Crépuscule du tourment. Édith aime les gros livres, MAIS ALORS LÀÀÀÀ ! Indigeste au possible (au début). Le roman est truffé de vocabulaire africain qu'elle a plus ou moins arrangé à sa manière, et que l'on retrouve en partie dans un glossaire à la fin du livre. Du coup, c'est un peu difficile à lire. Il s'agit d'une uchronie qui parle de l'Afrique du futur, une Afrique unifiée, pacifiée, dans un siècle et demi. Il n'y a pas de violence. Les européens viennent immigrer en Afrique. Finalement, Édith trouve ce livre passionnant ! Il y est question aussi de magie, de sciences occultes (ce n'est pas habituellement le truc d’Édith!), mais c'est tellement bien écrit ! En résumé, il faut du temps et de la patience, aimer les choses longues, ne pas avoir peur de la « provoc » littéraire de Léonora Miano. Pour Édith, c'est presque un polar, de très haut niveau.

 

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Patrick a emprunté Science et quête de sens, des études rassemblées par Jean Staune (au rayon sciences). Il y est question de l'univers où nous évoluons. Il y parle du rapport entre le temps et l'univers, à savoir est-ce qu'il existe un temps dans d'autres univers (il existerait d'autres univers !). On y croise les théories d'Einstein, le pendule de Foucault. Avis aux amateurs de sciences, de concepts de temps ! Chaque auteur creuse bien tous les sujets mystérieux sur ces notions.

 

 

 

 

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Anne a parlé du livre d'Olag Tokarczuk, (née en 1962 en Pologne, il a eu le Prix Nobel de littérature « alternatif » avec l'autrichien Peter Handke) Dieu, le temps, les hommes et les anges (paru en France en 1996). C'est un livre qu'Anne voulait avoir absolument dans sa bibliothèque. C'est une écriture extrêmement simple, à tel point que c'en est déroutant. Comme un conte, l'apparence est simple, mais en réalité, c'est un texte complexe. On en reparlera certainement... En attendant, retrouvez à la médiathèque son dernier ouvrage : Les livres de Jakob.

 

 

 

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J'ai évoqué un recueil de textes de Sylvain Tesson sur Notre-Dame de Paris - Ô reine de douleur, conçu après l'incendie de la cathédrale. Il y raconte comment il a effectué sa rééducation après un grave accident en montant et descendant les escaliers des tours. On y apprend aussi qu'il escaladait clandestinement, dans sa jeunesse, les parois gothiques avec des amis, y trouvant un grand plaisir dans le privilège d'y aller et dans la transgression et le risque. Un livre présent à la médiathèque en édition « gros caractères », qu'il ne faut pas hésiter à emprunter même si on n'a pas de problème de vue !

 

Novembre 2019

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Brigitte a parlé de Chris Kraus, un auteur allemand : La fabrique des salauds. L'histoire d’une famille en Europe de l’est, annexée par l’Allemagne. Deux frères et une sœur, elle est adoptée, elle est juive mais personne ne le sait. Les trois enfants adhèrent au parti nazi, comme tout le monde. L’un devient un nazi convaincu, tellement qu’il est rejeté par l’appareil nazi lui-même. Le plus jeune frère est différent, artiste. Il n’y a pas de violence. Les deux frères sont amoureux de la fille… Le livre commence par une scène à l’hôpital où deux hommes sont alités dont le narrateur. Il n’y a pas de longueurs dans ce gros roman. Il s’arrête pendant la guerre froide. Le roman est très complexe, un peu difficile à résumer car il se passe beaucoup de choses. Il y a de l’amour, de l’espionnage, etc. Il est bien écrit et bien traduit. Avec un début, un milieu et une fin. Un livre vraiment conseillé par Brigitte.

 

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Marie-Séverine a parlé de Continuer de Laurent Mauvignier. C’est un roman publié aux éditions de Minuit, qui raconte le périple d’une mère et de son ado au Kirghizstan. Un coup de cœur, bien écrit. Une mère élève son fils, mal dans sa peau, à la suite d’un divorce. Ses camarades de classe l’emmènent dans des dérives d’ado. Elle travaille beaucoup, à l’hôpital. Le fils se retrouve en garde à vue après une grosse bêtise. Elle décide alors de tout quitter pour emmener son fils au Kirghizstan à cheval pendant plusieurs mois. C’est ça ou la prison, pour lui. Du coup, ils partent. On les suit dans leurs rencontres, leurs péripéties. Il y a un problème de communication entre la mère et le fils. Ça n’est pas très facile, ça laisse des traces à la lectrice qu’est Marie-Séverine… Ce qu’elle a aimé aussi, c’est que ça ne donne pas de solutions faciles à ce genre de situation. C’est un hommage au courage de se dire qu’on peut continuer d’avancer malgré les échecs, on fera des rencontres, bonnes ou mauvaises, il faut oser !

 

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 Guillemette a parlé de De pierre et d’os de Bérangère Cournut. Elle s’était déjà bien fait remarquer avec son précédent roman (Née contente à Oraibi). C’est un conte, ça a une portée universelle. C’est une petite fille Inuit qui se retrouve seule sur un bout de banquise qui part à la dérive, et qui doit survivre. B. Cournut n’est pas allée vivre dans le grand Nord, mais elle est anthropologue, et a tout lu sur la question. On assiste à leurs fêtes, ils dansent, chantent, racontent leurs histoires par le chant. C’est un monde animiste, avec des réincarnations, etc. Pour le lecteur, ça devient normal.
Un très beau livre, tant dans le texte que dans la forme, qui contient un dossier à la fin avec des photos.

 

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 Annick a lu Âme brisée d’Akira Mizubayashi. C’est un roman écrit par un auteur japonais, qui est professeur de français dans une université de Tokyo. Il écrit directement en français. Le titre est un jeu de mot à double sens puisqu’il s’agit aussi de l’âme du violon, cette petite pièce qui permet ce son si mélodieux. « C’est une histoire qui est très belle, bercée de musique », nous dit Annick. Le roman commence par une scène dramatique : l’incursion de la police dans une répétition au sein d’un quatuor de musiciens japonais et chinois. L’action se passe en 1938 au Japon. Le fils du violoniste, qui assiste à la scène, se cache dans une armoire alors que les musiciens sont emmenés. Avant de partir, un policier lui donne le violon fracassé de son père, qu’il ne reverra plus jamais.
C’est bien écrit, c’est très beau. Il faut écouter aussi en le lisant le quatuor Rosamunde de Schubert.

 

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Edith a lu le gros livre de Lluis Llach : Le théâtre des merveilles. L’auteur est catalan, c’est un chanteur célèbre à qui son éditeur a demandé d’écrire ses mémoires. Mais il a préféré en faire un roman. C’est l’histoire d’un jeune garçon, qui apprend le piano, et qui évolue dans un théâtre à l’italienne où ses parents sont artistes. Ça se passe pendant la guerre civile. Le livre est intéressant, cependant Edith n’a pas beaucoup aimé certains aspects de la traduction. Par exemple, la façon qu’a eue le traducteur de tenter la retranscription d’un mauvais accent catalan…

 

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Edith a aussi lu Les choses humaines de Karine Tuil. Très intéressant. Un journaliste de la télé, un « vieux beau », qui a beaucoup de succès, est marié à une essayiste féministe, universitaire. Leur fils réussit bien, il veut faire des études aux Etats-Unis. La richesse de ce livre, c’est sa subtilité, sa finesse. Les gens ne sont pas « tout blanc/tout noir ». La deuxième partie relate le procès. C’est une machine judiciaire qui s’installe. Quel sera la décision des jurés ? Quelle sanction va être appliquée et quels seront les effets sur la vie de l’accusé ?
Un roman qui interroge la question du viol de façon intelligente.

 

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Catherine a parlé du dernier roman de Patrick Modiano, Encre sympathique , un livre totalement modianesque. Il m’a bien plu, mais avec le temps, je m’aperçois qu’il disparait très vite de ma mémoire… Ses points forts : un puzzle parfaitement agencé dont les éléments s’assemblent à la fin du roman. Il y a les éléments classiques que l’on retrouve dans « les Modiano » habituels : Paris, la nostalgie, la séduction, le mystère… mais j’avoue que j’ai eu l’impression de lire un livre qui aurait pu avoir été écrit dans les années 50 ou 60… disons que j’ai passé un bon moment, mais que je n’ai pas été éblouie.

 

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Guillemette a voulu évoquer L’été meurt jeune de Mirko Sabatino. Ce sont trois adolescents dans un village des Pouilles. Le 12 aout 1963 il se produit un drame qui va changer leur vie, à la suite d’une bagarre qui dégénère.
Ce livre l’a emportée ! On est avec cette bande d’ado, dans leur vie quotidienne, qui ont tous les trois des pères problématiques (l’un est fou –enfermé-, l’autre séquestre sa mère, le dernier est mort).
C’est un premier roman très maîtrisé. Il n’y a pas de longueur, les personnages sont bien campés, l’écriture sert le texte, pas spécialement poétique. C’est un roman tragique. Une belle histoire d’amitié dans laquelle on se fait embarquer.