Octobre 2021

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Edith a pris la parole avec le dernier roman de Leonardo Padura : Poussière dans le vent. L’auteur, dont elle aussi a lu tous les livres, fait partie de ceux dont on attend le prochain livre avec impatience, au club de lecteurs, et on peut être sûr qu’il y sera évoqué, en général avec enthousiasme. Padura est un auteur cubain fidèle à son pays, même s’il l’observe avec un œil critique. Pour Édith, son meilleur livre est L’homme qui aimait les chiens, qui parle de l’histoire de Trostky.

Avec ce nouveau roman, Edith s’est régalée. Padura n’a pas vieilli, « il écrit toujours aussi bien ». On lit l’histoire d’un couple sympathique, qui s’aime. Ça se passe dans les années 90, à l’époque de la chute de l’URSS et de son soutien, et de l’embargo américain qui a rendu le pays exsangue. Marcos un jour fait tomber un livre, duquel une photo s’échappe. Elle représente la mère d’Adela, Elisa (ou Lorretta ?) avec ses amis, dans les années 60. C’est là que tout commence. Il y a dix grandes parties, qui toutes parlent d’un personnage de la photo.

Encore « un Padura » conseillé par Edith !
 
 

Madame Proust Micheline a lu un petit livre intitulé Madame Proust écrit par Evelyne Bloch-Dano. C’est une biographie de la mère de Proust, un document intéressant qui nous renseigne sur la bourgeoisie et l’aristocratie fin de siècle. Le livre est basé sur la correspondance mère/fils. On apprend que la famille de la mère de Marcel était élevée dans une famille de gens très cultivés, y compris les filles, férus de musique et de littérature et de théâtre. Le père était devenu médecin hygiéniste, un personnage important, reconnu et apprécié dans les hautes sphères. Malgré le mariage arrangé, ils vont s’aimer. Marcel, leur premier enfant, est proche de la mort à la naissance, qui restera fragile toute sa vie, et surprotégé par sa mère. Son petit frère est à l’opposé très en forme. Ils s’entendront très bien toute leur vie. Marcel et sa mère s’adorent, font tout ensemble, sont fusionnels, n’arrivent pas à se séparer. Elle va pousser son fils dans sa vocation d’écrivain. Elle va le forcer à s’autodiscipliner pour écrire. Instructif !

 
 
 
 
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Danièle a lu un roman paru à la rentrée : Soleil amer de Lilia Hassaine. L’histoire se passe dans le sud de l’Algérie. Le titre est tiré d’un vers de Rimbaud. Un jeune homme, Saïd, est appelé par les autorités françaises pour travailler dans les usines Renault en France. Toute la famille espère le suivre en France pour échapper à la misère. Cependant le rêve ne devient pas réalité… Enceinte, sa femme accouche de jumeaux et un des enfants est « troqué » avec le beau-frère.        

C’est un roman sur l’exil, le retour au pays, le fait d’être étranger en son propre pays, la différence de catégories sociales entre les époux, etc. Un livre où il y a beaucoup de tristesse, et dans lequel les thèmes basés sur des faits réels mais romancés sonnent très juste.

 

 

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Marie-Séverine a lu le dernier roman de Jean-Michel Guenassia : Les terres promises. C’est la suite du Club des incorrigibles optimistes, un roman qui avait eu son heure de gloire au club de lecteurs en son temps (et aussi le prix Goncourt des lycéens 2009). Il y était question d’un groupe d’amis russes (entre autres) qui jouaient aux échecs dans un café de Denfert-Rochereau. On y retrouve les personnages du premier dans les années soixante, à Paris. Ça se passe au moment où le frère du héros fait la guerre d’Algérie et bascule du côté des Algériens, recherché par la police. Le héros adolescent du club des incorrigibles optimistes est à la recherche de son amoureuse partie vivre en Israël dans un kibboutz. On voit aussi le monde des grands magasins. On assiste à la chute du mur, et l’un des personnages a besoin de retourner en Russie pour retrouver sa famille perdue de vue. Les trois personnages sont en quête de spiritualité (un aspect qui a passablement agacé Edith !).

Marie-Séverine a émis une petite réserve : on aurait pu avoir trois romans au lieu d’un, un pour chaque personnage. Elle trouve que la période investie est trop longue, c’est un peu du survol, on n’a pas trop le temps d’approfondir chaque période.

Marie-Sévérine et Edith recommandent ce livre. Mais il faut d’abord lire le précédent, qui est une pépite (sic Marie-Séverine). Un roman qui a valu à M.S. de rater deux fois sa station de métro ! et d’être triste de le quitter…

 

 

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Guillemette nous a apporté par écrit ses contributions avec la lecture de L’éternel fiancé d’Agnès Desarthe (car elle ne pouvait venir ce samedi). Voici son texte :

« Agnès Desarthe dont j’avais déjà parlé ici de « La chance de leur vie » en 2018, mais dont j’ai adoré « Mangez-moi » en 2006 et « Dans la nuit brune » en 2010, pour n’en citer que quelques-uns. Un livre comme je les aime.

Je ne dirai rien de l’histoire, ce qui risquerait de trop gâcher le plaisir de la découverte. Tout est contenu dans le titre.

Par contre je peux parler de l’écriture si singulière d’Agnès Desarthe qui est presque toujours d’une incroyable fantaisie et inventivité comme si c’était elle qui créait les mots sous sa plume ou les nouvelles images qu’elle formait avec eux. Parfois poétiques ou philosophiques, le plus souvent d’une légèreté qui parle directement mais laisse des traces menues comme des petites miettes.

Je suis sortie de ce livre enchantée aux deux sens du mot.

Comme après un verre de champagne.

Seul petit bémol, le côté autodénigrement de l’héroïne, histoire, sans doute, de ne pas trop se prendre au sérieux, mais qui est un peu sa marque de fabrique... »

 

 

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Guillemette a eu envie de nous parler aussi d’un autre livre :

« Il y a des hommes qui se perdront toujours de Rebecca Lighieri.
Livre flamboyant aux personnages très attachants qu’on a du mal à quitter même si leur vie est si dure.
Une famille dans une cite pauvre de la périphérie de Marseille.  Le père violent. La mère effacée. Le petit frère handicapé. Et les amis gitans du terrain vague d’à côté qui sont plus comme une famille.
On suit le narrateur qui grandit et se construit malgré tout.

Une écriture limpide et fluide qui m’a emportée sans me lâcher. Je le conseille particulièrement à Marie-Séverine. »

Rebecca Lighieri est aussi l’autre nom d’Emmanuelle Bayamack-Tam, qui a publié une douzaine de romans sous ce 2e nom et 5 sous le premier (sous lequel elle publie des romans « noirs »). Edith se souvient d’Arcadie, prix du livre Inter 2019, un roman qui lui avait plu à l’époque.

Merci Guillemette !

 

 

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mobylette ploussard

Stéphanie a parlé de La maison des voix de Donato Carrisi et de Mobylette de Frédéric Ploussard. Elle a choisi ces deux romans car ils parlent tous deux d’enfance difficile.

Dans la maison des voix, Pietro Gerber, le personnage principal, travaille auprès d’un tribunal pour mineurs en Italie. Il est psychiatre et spécialisé dans l’hypnose qu’il utilise sur les enfants. Une psychologue australienne lui envoie une patiente italienne qui pense avoir tué son petit frère très longtemps avant. Hannah Hall, c’est elle, a un secret, révélé dans les toutes dernières pages.

Stéphanie est fan de l’auteur, mais bien qu’elle ait aimé ce roman, elle a été un peu déçue par la fin.

Mobylette est un premier roman sorti juste à la rentrée, et déjà primé (meilleur premier roman de la rentrée du Livre sur la place – Nancy). On est dans l’univers des tribunaux pour enfants, des psys spécialisés. Le héros est animateur dans un foyer spécialisé, il évoque aussi son enfance. Le livre évoque avec humour des choses plutôt difficiles voire atroce.

 

 

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Benoît a eu un choc émotionnel avec le roman de Pierric Bailly : Le roman de Jim. Le personnage principal, Aymeric, vit dans le Jura, se débrouille dans des petites combines. Il a vingt-cinq ans. Il rencontre une femme de quarante ans enceinte de sept mois. Florence a perdu le lien avec le père biologique. Aymeric devient le père de l’enfant prénommé Jim. Un lien très fort se crée. L’histoire se déroule sur vingt ans. Le livre décrit l’amour paternel de façon extraordinaire, alors même qu’il n’est pas le père biologique. C’est toute la beauté de ce livre. Benoît a souhaité ne pas trop en dire car il y a des rebondissements, mais c’est « déchirant », il a été bouleversé.               

Le livre est écrit à la première personne, le style donne l’impression qu’on est en face de lui. Édith se souvient d’avoir aimé L’homme des bois paru en 2017.

 

 

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Benoît a aussi lu Mon maître et mon vainqueur de François-Henri Désérable, un livre très bien écrit, qui se passe dans le 8e arrondissement de Paris. On y parle pas mal de poésie. Benoît est un peu réservé sur ce livre, ayant le sentiment que l’auteur essaie d’épater le lecteur, et qu’il est un peu trop « parisien ». Mais il est brillant et à lire, quand même… (Depuis, le livre a été couronné par le grand prix de l’Académie française).

 

 

 

 

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Annick a parlé de La Divine de Marie N’Diaye (paru en 2013). C’est l’histoire d’une femme qui vit deux vies parallèles, qui a deux noms. C’est bien écrit, c’est assez étrange. C’est une atmosphère un peu lourde, on dirait un conte. Une valeur sûre, Marie N’Diaye.

J’ai embrayé sur le dernier livre de Marie N’Diaye : La vengeance m’appartient. Un roman mystérieux sur toute la ligne, où rien n’est clair, on s’interroge sur les personnages, sur les épisodes, tout est bizarre. Mais on reste sur sa faim, on n’a aucune réponse sur les interrogations qui se présentent sur tous les aspects du livre. Edith l’a aussi lu, et est sur la même position, on est mal à l’aise jusqu’au bout, les personnages sont troubles, les mystères non résolus. J’avoue, je n’ai pas compris où elle voulait en venir. Ce n’est pas un roman policier dans lequel on a une réponse à la fin, en général. Peut-être que Marie N’Diaye a voulu pousser ses lecteurs à imaginer plein de choses, et ne pas donner le fin mot de l’histoire pour qu’ils se fassent leur roman à eux ? Mystère.

 

 

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Je voulais à l’origine parler plutôt d’Anima de Wajdi Mouawad (un livre paru en 2012), écrivain né au Liban, qui a vécu longtemps au Canada, et qui est maintenant directeur du Théâtre de la Colline. C’est un gros roman hautement conseillé par Guillemette, qui m’a captivée et troublée. Il commence par un meurtre atroce d’une femme enceinte, la compagne du héros. Celui-ci, Wahhch, se lance dans la quête furieuse de l’assassin, a priori un indien Mohawk qui profane les corps. Mais finalement, cette poursuite est une quête de lui-même et de son passé terrifiant, fait de guerre et de mort atroces. C’est un voyage rempli de scènes cauchemardesques et de violence, mais aussi d’humanité et de rapport plus ou moins mystique aux animaux. D’ailleurs, ce qui est étonnant aussi dans ce roman, c’est qu’une bonne partie est constituée de chapitres parfois très courts, où les scènes sont décrites à travers les yeux des animaux, sauvages ou domestiques. Une sorte d’épopée au bout de laquelle on a une réponse, ou pas !

C’est le genre de roman qu’on n’oublie pas, vraiment marquant et qui aborde plein de questions essentielles. Un livre qui selon Guillemette a un côté shakespearien…

 

 

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Edith a aussi parlé de Grande couronne de Salomé Kiner, un premier roman qui l’a mise mal à l’aise. C’est un portrait de famille dans laquelle la mère est dépressive, la fille de 14 ans aime les vêtements de marque, et elle organise un commerce sexuel pour avoir de l’argent.

Bonnes lectures et rendez-vous le 13 novembre pour de nouvelles aventures livresques !

 

 

 

Septembre 2021

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Annick a été très émue par Réparer les vivants de Maylis de Kerangal, un livre qui parle de transplantation cardiaque, et qui lui a rappelé des souvenirs difficiles, elle qui a travaillé en réanimation. Du coup, elle a lu presque tous les livres de celle-ci, dont le dernier, Canoës, un recueil de nouvelles. Parmi elles, Ni fleur ni couronnes et Sous la cendre. Deux textes assez courts, atypiques. Ni fleur ni couronnes se passe au bord de la mer, un très beau texte. Il y a une atmosphère irréelle, c’est beau, on est transporté.

Concernant son livre Naissance d’un pont, plusieurs ont eu du mal à entrer dedans, les 50 premières pages ont été un pensum pour Marie-Séverine, qui une fois qu’elle a dépassé ce début, s’est plongée dedans. Guillemette a un jour entendu Maylis de Kerangal lire un de ses livres, c’était une expérience étonnante, M. de K. lisant très vite et donnant un rythme à sa lecture. Brigitte est un peu réservée, elle trouve ses romans très bien documentés, mais elle trouve qu’il lui manque un petit quelque chose.

 

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Guillemette a parlé de Fille de Camille Laurens, un écrivain reconnu qui fait partie du jury du prix Goncourt entre autres. Il y a quelques années, elle avait été subjuguée par Cet absent-là, où C. L. parle de la mort de son fils mort-né. Elle avait aussi aimé, un peu moins, La petite danseuse de quatorze ans, un roman sur l’adolescente qui servit de modèle à Degas pour la sculpture éponyme.

Fille est « vachement bien » ! C. Laurens commence par donner les définitions du mot « fille », et raconte son histoire sous l’angle du féminisme. Mais ce n’est pas un féminisme revendicatif, mais un féminisme des mots, ceux qui l’air de rien vous rabaissent, d’autant plus quand ils sortent de la bouche du père (à la question « avez-vous des enfants ?, il répond : « non, mais j’ai deux filles »). Petit à petit, la petite fille se laisse envahir par cette conception de la féminité comme quelque chose de secondaire. Mais la fin est un heureuse, elle fait du bien. L’écriture est magnifique. Elle met en lumière l’importance des mots dans la construction d’une vie. On suit un personnage attachant, ça semble être son histoire, mais elle en fait quelque chose d’universel.

Un conseil de lecture de Guillemette, car il est très intéressant, et il y a un vrai travail de langue.

 
 
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Marie-Séverine a aimé le livre d’Andreï Makine : L’ami arménien. Un coup de cœur pour M S, qui est partie en voyage en Arménie à l’âge de 14 ans, qui a eu un coup de cœur pour le pays et ses habitants, qui a des amis arméniens qui lui sont chers. On retrouve dans ce roman l’ambiance de l’URSS dans les années 1980. L’histoire se passe en Sibérie, où des Arméniens sont prisonniers dans un camp. Leurs familles se sont installées à proximité pour pouvoir aller les voir une fois par semaine.

Le roman est autobiographique. A. Makine a connu l’orphelinat en URSS à cette époque. L’histoire est celle d’un petit garçon qui se lie d’amitié avec un autre dont il a pris la défense. Il va découvrir des secrets de famille. La gentillesse du peuple arménien transpire tout au long du livre. M. S. se souvient de l’URSS de ces années-là, avec les rues de Moscou quasiment vides de voitures, les files d’attente dans les magasins, les boucheries vendant essentiellement du gras, et l’accueil chaleureux des français. Guillemette dit être un peu allergique à l’écriture de Makine, qui lui parait ampoulée, classique. C’est un russe qui a appris le français avec les classiques.

 

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Benoît a lu Kundera cet été. Il s’est passionné pour ses livres notamment L’insoutenable légèreté de l’être, adapté au cinéma avec Daniel Day Lewis. A noter, nous avons bien sûr ses livres à la médiathèque, et aussi une enquête sur l’auteur tchèque menée par Ariane Chemin, intitulé « A la recherche de Milan Kundera ». Kundera qui s’est exilé en France dans les années 80 et qui est devenu enseignant à l’Université de Rennes, vit maintenant à l’écart du monde médiatique.

 

 

 

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David a parlé du roman de Laurent Mauvignier : Des hommes (paru en 2009). Il s’agit d’un livre parlant d’hommes revenus après la guerre d’Algérie. Dans les années 90, Solange fête sa retraite dans une salle des fêtes avec ses amis. Arrive un homme qui n’est pas invité, il ressemble à un sdf. Cet homme nommé Bernard offre un beau bijou à Solange. Il se passe un incident qui va mal tourner et faire venir les gendarmes. A la fin de la guerre, il s’est marié avec une jeune pied-moire oranaise, mais un événement a tout fait basculer. Confronté à la violence extrême, les hommes partis faire la guerre là-bas sont traumatisés.

C’est un roman du choc post-traumatique. L’originalité de ce roman, c’est son écriture, à la fois rocailleuse, faussement maladroite, mais qui vous prend aux tripes. C’est maîtrisé, c’est très beau. Il a aussi été adapté au cinéma avec Depardieu et Daroussin.

 

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Benoît a parlé du livre de Gary Shteyngart : Lake success. C’est un auteur américain né en URSS. Dans ce roman, le héros, Barry Cohen vient de décider de tout larguer de sa vie à New York. Il prend un bus pour voyager dans le pays et rejoindre une ex très loin de New York. C’est un trader ultra-riche, qui vit dans un appartement immense et dans le luxe. Son enfant est atteint d’un autisme très sévère. En plus, il a des problèmes au travail.

Barry et sa femme sont en fait des personnages plutôt antipathiques ! Cependant, Benoît a adoré ce livre, un véritable « page-turner ». Il a aussi aimé le voyage et ses étapes dans différents coins des Etats-Unis, ce qui lui fait découvrir des gens très différents.

Il est dans les collections de la médiathèque ainsi que plusieurs autres de ses livres.

 

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Brigitte a aimé un roman de gare (acheté dans une gare) et cucu à fond ! Mais quelle fraîcheur, quel plaisir ! Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin (gros gros succès de librairie), c’est un livre qui fait du bien.

Brigitte a aussi aimé Là où nous dansions de Judith Perrignon. C’est un roman-enquête sur la ville de Detroit et son histoire récente, dont on a déjà parlé au club de lecteurs. Edith et Guillemette l’ont lu et beaucoup aimé.

 

 

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Patrick a pris un livre un peu au hasard dans les nouveautés « polars ». Résurrection de Giacommetti et Ravenne, un duo d’auteurs qui écrivent des thrillers et polars à quatre mains. Ça se passe pendant la seconde guerre mondiale. Bon, il l’a lu mais n’est pas enthousiaste quand même… Il y est question des Russes qui auraient récupéré des reliques du Christ, et aurait eu ainsi une supériorité sur les allemands. Pendant la guerre, le Saint suaire aurait été caché et Hitler aurait cherché à le récupérer. Le saint suaire serait censé procurer l’immortalité.

Un roman mêlant histoire et fiction, avec des passages plutôt gore.

 

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J’ai parlé du dernier roman de Jonathan Coe : Billy Wilder et moi. L’auteur anglais a inventé une fiction basée sur la vie de Billy Wilder, le célèbre cinéaste auteur entre autres de Certains l’aiment chaud. Ça se passe dans les années 70, à l’époque où il prépare le tournage de Fedora, son avant-dernier film, qui raconte l’histoire d’une actrice célèbre sur le déclin. La narratrice est une jeune anglo-grecque qui devient presque par hasard assistante de l’assistant numéro un de Billy Wilder, son fidèle qui le suit sur tous les tournages.

Je recommande chaudement ce roman, pour les amateurs de J. Coe et ceux qui n’ont pas encore lu ses autres romans. On y apprend plein de choses sur la vie du cinéaste, ses parents juifs autrichiens disparus pendant la guerre (disparition qui l’a hanté toute sa vie), le milieu hollywoodien impitoyable, le tournant des années 70 et l’arrivée des « jeunes barbus » du cinéma, etc. De plus, on rit et on sourit beaucoup grâce à l’humour de J. Coe. On sent l’érudition de l’auteur, dont il se sert pour nourrir l’histoire sans en faire étalage. Et cerise sur le gâteau, le livre est parsemé de scènes d’anthologies basées sur des anecdotes réelles, qui ajoutent au plaisir de la lecture.

Guillemette adore cet auteur, elle a tout lu et recommande particulièrement Testament à l’anglaise, La maison du sommeil, Bienvenue au club, ce dernier étant le premier d’une trilogie.

 

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Marie-Séverine a souhaité parler aussi de la nouvelle ou bien du court-roman de Aki Shimazaki : Sémi. C’est un couple âgé au Japon, qui vit dans une chambre commune dans une maison de retraite. Mme a la maladie d’Alzheimer. Problème : elle a oublié qu’elle est mariée avec l’homme qui partage son lit, et pense qu’il est son fiancé. Celui-ci accepte donc de jouer le rôle du fiancé, pour épargner Mme. Elle dit parfois des choses perturbantes sur sa vie de couple… Il se met à courtiser sa femme, de façon très sensible, ce sont de petites attentions, comme s’ils avaient vingt ans, ils se découvrent après des décennies de vie commune suite à un mariage arrangé.

Ce qui caractérise les livres d’Aki Shimazaki, c’est qu’elle va à l’essentiel, et qu’elle touche la corde sensible, tout est en subtilité, et c’est aussi visuel.  Aki Shimazaki est japonaise, mais elle vit au Canada et écrit en français.

Voici un petit document fabrication maison que j’ai glissé dans les livres d’A. S. que nous avons à la médiathèque :

Aki Shimazaki : chronologie de lecture

5 pentalogies – on retrouve des personnages d’un titre à l’autre, il est donc préférable de les lire dans l’ordre de parution, même si chacun peut se lire indépendamment 

  • Le poids des secrets
    1. Tsubaki
    2. Hamaguri
    3. Tsubame
    4. Wasurenagusa
    5. Hotaru
  • Au cœur du Yamato
    1. Mitsuba
    2. Zakuro
    3. Tonbo
    4. Tsukushi
    5. Yamabuki
  • L’ombre du chardon
    1. Asami
    2. Hôzuki
    3. Suisen
    4. Fuki-no-tô
    5. Maïmaï
  • 4 e cycle
    1. Suzuran
    2. Sémi
 
 
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Guillemette a parlé de Enfants de poussière de Craig Johnson, elle a décidé de tout lire de lui ! On est dans le Wyoming, le shérif Walt Longmire a un territoire immense sous son contrôle, il est ami avec un indien. On retrouve ce shérif dans tous ses romans, mais on peut les lire indépendamment les uns des autres. L’auteur a exercé plein de métiers différents avant de construire son ranch dans le Wyoming.

Enfants de poussière, ce sont des enfants qui ont pour père des soldats américains et des mères vietnamiennes. Comme il a fait la guerre du VietNam, il se penche particulièrement sur le cas d’un meurtre d’une jeune « enfant de poussière ». Il mène donc l’enquête.

 
 
melois les six fonctions du language
Pour finir, j’ai présenté Les six fonctions du langage, un ovni de Clémentine Mélois, mélange de roman photo brésilien des années 70 et de linguistique structurale, assaisonné de tics de langages ultra-contemporains. Le tout, sans prétention, donne un livre inclassable mais qui donne à réfléchir en souriant sur notre langage contemporain. David est connaisseur, et comme il dit, il faut aller jeter un œil à ses interventions sur les réseaux sociaux.

Clémentine Mélois aime entre autre détourner les couvertures de livres, transformant nom d’auteur et titre, provoquant des jeux de mots très drôles. Elle participe du groupe Oulipo, dont fait partie aussi Hervé Le Tellier, un auteur dont on a beaucoup parlé dernièrement. Elle crée aussi des objets du quotidien et en détourne les messages habituellement anodins.

Voici quelques images de ses détournements, pour vous donner envie d’aller plus loin !

 

melois extrait 2

 melois extrait 1
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mai 2021

Bussi Nympheas Noirs
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Nous avions décidé de consacrer cette séance du club de lecteurs au polar, au roman policier, au thriller, au roman noir, bref, à un univers sombre qui fait souvent les délices de nos lecteurs.

Mireille nous a envoyé sa participation par mail. Comme Marie-Séverine, elle a aimé le livre de Michel Bussi : Nymphéas noirs. Elle l’a bien aimé car il mêle à l’intrigue que nous suivons avec ardeur le cadre de Giverny avec Monet et ses tableaux. De plus, il nous manipule avec ses différents points de vue et surtout les époques qui se superposent. Une histoire d’amour en toile de fond, les couleurs et la vie à Giverny, et une surprise à la fin…

Michel Bussi est un auteur populaire dont on trouve les livres un peu partout, très facilement, par exemple dans les gares. C’est le genre de livre justement qu’on peut lire facilement dans le train quand il y a du bruit, ou qu’on n’est pas très concentré. Ce n’est pas le sujet qui est léger, mais le livre. M.S. nous a parlé d’une personne que M. Bussi a sauvée car il lui procure un peu de détente dans les moments difficiles de sa vie. Quand on ne lit pas beaucoup, c’est une bonne entrée dans la lecture.

Selon Guillemette, il arrive souvent que les polars ne soient pas bien écrits, mais ce qu’on cherche en général, c’est être tenu en haleine, être surpris, avoir du suspens.

Ce roman a été adapté en bande dessinée, elle est dans les collections de la médiathèque.

 

 

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Micheline a lu un roman  de Richard Morgiève : Le Cherokee. Ce livre lui a beaucoup plu. Ça se passe en 1954 dans l’Utah. Nick Corey, un shérif plutôt traditionnel découvre une voiture abandonnée, et à ce moment, il est survolé par un avion de l’armée américaine, qui aterrit. Mais il n’y a pas de pilote ! Un agent du FBI vient enquêter, puis de nombreux policiers... Deux intrigues se mettent en place. Il essaie aussi de retrouver les meurtriers de ses parents adoptifs. C’est très poétique, il a des visions. Le personnage est très attachant. Dans la ville où se passent plein de meurtres et autres violences, les gens sont très gentils entre eux. C’est un livre qui nous tient en haleine. Micheline a beaucoup aimé aussi les descriptions de personnages, qui l’ont fait rire à gorge déployée en lisant son livre. Il est écrit parfois de façon un peu vulgaire, il y a un petit côté surnaturel, un côté « indien » puisqu’il l’est. Du coup, Micheline a très envie de lire d’autres livres de cet auteur. Belle découverte !

Celui-ci a reçu le grand prix de littérature policière, entre autres.

 

 

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 Béatrice fait la différence entre les romans policiers psychologiques et ceux qui, plus sanglants, offrent des descriptions et des scènes violentes. Béatrice n’aime pas trop les polars violents, elle préfère les intrigues psychologiques. Elle lit plutôt les livres d'Henning Mankell pour le personnage (en fait elle les a tous lus !), Donna Leon pour l’ambiance vénitienne (avec les noms de rue, etc. Elle n’aime pas trop les livres de Jean-Christophe Grangé qui sont trop violent, où il rajoute toujours quelques de pire dans le genre dégoutant. Elle a lu et aimé trois livres d’Olivier Norek.

 

 

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Guillemette aime bien Bernard Minier, Glacé, par exemple. Il y a une intrigue complexe, avec un personnage principal attachant. C’est le commandant Servaz, qui officie dans les Pyrénées. Mais c’est un peu « trash » ! G. a pour chouchou Arnaldur Indridason, un islandais qui a écrit toute une série de polar avec Erlendur comme héros. Il a fait durer le plaisir. Il y parle de l’Islande, de Reykjavik. Un pays où il y a peu de meurtres mais beaucoup de disparus. Ce qui est intéressant, c’est qu’on est très souvent dans du presque rien. Les avancées sont progressives et Erlendur doit fouiller pour avoir des débuts d’intuition. Ça donne envie d’aller en Islande. Il y a 3 personnages dans l’histoire, le premier est l’Islande. Dans la trilogie des ombres, on trouve des conséquences de la guerre.

Pour Guillemette comme pour Édith, Indridason fait partie de ces auteurs dont elles lisent systématiquement tout nouveau roman.

Il faudra chercher les livres de cet auteur à la cote ARN.

 

celle qui pleurait sous leau

 

Marie-Séverine a lu un roman de Niko Tackian : Celle qui pleurait sous l’eau. Elle préfère aussi les romans psychologiques à ceux qui sont « gore ». Il y a quand même un meurtre dans celui-ci. La question du livre est : est-ce un suicide ou bien un meurtre ? L’enquêteur est doté d’une acolyte, qui est persuadée que c’est un meurtre. Elle part à la recherche d’un mobile.

C’est un roman très parisien dans le sens où on reconnaît les lieux, les cours d’immeubles, les concierges, etc.

 

 

 

 

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J’ai parlé de Code 93 d’Olivier Norek, un « vrai » policier qui travaille en Seine-Saint-Denis. On sent son expérience du terrain, du métier, il se plaît à donner des détails qui sentent le vécu. L’enquête est un peu standard, avec plusieurs meurtres dans le milieu de la drogue. Dans celui-ci, il y a des scènes à Romainville (cité Gagarine), aux Lilas, à Bobigny, et dans le département, ainsi qu’à Paris. Norek échappe à la tentation de la caricature. On y trouve une description de certains liens qui existent entre les beaux quartiers parisiens et le milieu de la drogue.

C’est le premier roman policier de Norek. Pas le meilleur de l’auteur selon Edith, qui a tout lu. En tout cas, c’est quand même un bon roman policier qui donne envie de lire les suivants, qui selon Edith sont excellents. Le meilleur est a priori Surtension.

 

 

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Annick a parlé d’Un sale hiver de Sam Millar. Ça ne lui a pas plu, c’est mal écrit !

Elle a par contre apprécié La sirène de Camilla Läckberg. L’enquêteur est une enquêtrice du nom d’Erica Falck. Très lue en Suède et ailleurs, C. Läckberg a beaucoup écrit. Cependant Annick n’est pas enchantée, tout comme les autres participants au club de lecteurs, elle n’a pas envie d’en lire d’autres.

 

 

 

 

 

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Edith a eu envie de lire un roman de Camilla Grebe, parce qu’un jour à la médiathèque, elle a parlé à une dame rencontrée fortuitement. Celle-ci lui a dit mot pour mot (je peux témoigner !) : « c’est le meilleur polar que j’ai lu de toute ma vie ! ». Il s’agissait de L’ombre de la baleine. C’est aussi une suédoise qui écrit des polars.

Elle a parlé de Huit crimes parfaits de l’américain Peter Swanson. C’est son deuxième roman. Ce roman avait été chaudement recommandé par la librairie Les Pipelettes. Edith a trouvé le début plutôt plat, mais le sujet est intéressant. Ça se passe dans une librairie de Boston qui s’appelle « Old Evils », spécialisée dans le roman policier. Une femme du FBI vient questionner le libraire car il a publié une liste de huit crimes parfaits sur son blog, quelques années auparavant. Elle pense que deux meurtres ont été inspirés par des titres de cette liste. Tous sont des romans qui existent vraiment comme celui de Donna Tartt : Le maître des illusions. Forcément, un livre qui parle de livres, ça doit plaire à des libraires !

 

 

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Comme il nous restait un peu de temps, on s’est dit qu’on pourrait parler d’autres lectures.

Du coup, j’ai parlé de la BD Les amants d’Hérouville de Yann Le Quellec (auteur) et Romain Ronzeau (illustrateur). Ça raconte l’histoire de Michel Magne, un compositeur de musique précoce qui s’est lancé dans des expérimentations musicales savantes dans les années 50. Il a ensuite fait beaucoup de musiques de film, pour Jean Yann, les Tonton flingueurs, entre autres, ce qui lui a rapporté beaucoup d’argent. Avec cet argent, il a acheté le château d’Hérouville dans le Vexin, près d’Auvers-sur-Oise. Il y a installé des studios d’enregistrement destinés aux chanteurs, rockers, parfois très connus tels que les Rolling Stones, Johnny Halliday, etc. Les stars aimaient y aller car c’était un lieu de fête permanente et de bonne qualité professionnelle.

 

 

 

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Guillemette a commencé la trilogie de Hanne-Vibeke Holst, qui a été adaptée en série sous le titre BorgenLe prétendant (1), L’héritière (2), Femme de tête (3) sont les trois gros volumes de cette saga politique danoise. Ce sont des « thrillers politiques psychologiques » selon Guillemette. C’est l’histoire de Charlotte, une militante de l’écologie qui a une quarantaine d’années. Elle n’a pas de carte d’un parti politique. D’un coup, on lui demande d’être ministre de l’écologie. Elle a son franc-parler, elle arrive avec un vent de fraicheur et devient le chouchou du premier ministre. On voit ses questions, sa fatigue, ses erreurs, etc. On voit les luttes de pouvoirs qui sont derrière. La structure du livre fait que l’on avance vite, par de courts chapitres qui donnent le point de vue de différents personnages.

C’est passionnant. On assiste à la vie d’une femme battue dont le mari a un poste important dans ce gouvernement, à l’ascension d’une jeune turque, au virage extrême-droitiste du pays, etc.

Captivant, bien écrit et bien traduit. A lire !

 

 

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Edith a aussi aimé le dernier roman de Louise Erdrich, dont elle avait adoré certains livres dont, en particulier, La chorale des maîtres bouchers.

Là, c’est L’enfant de la prochaine aurore.  C’est un livre un peu prémonitoire : il y a une maladie presque mondiale qui provoque un climat anxiogène. Une femme enceinte veut parler à son futur bébé de ce qui s’est passé avant. Elle a été elle-même adoptée à la naissance, étant d’origine Ojibwé. Ses parents adoptifs sont très sympas, écolos, ils s’aiment tous dans la famille.  L’avenir étant très incertain, les femmes enceintes sont mises à part, en prévision d’une catastrophe plus ou moins in contrôlable.

Cette dystopie parue en 2018 aux Etats-Unis est passionnante !

Avril 2021

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Édith a commencé par un gros coup de cœur : Des diables et des saints de Jean-Baptiste Andrea. C'est le troisième roman de l'auteur qui a déjà son fan club, après Ma reine et Cent millions d'années et un jour.

            L'histoire commence avec un vieux monsieur qui joue de piano dans une gare. Il change de gare tous les jours, joue du Beethoven uniquement. Il joue tellement bien que des gens lui demandent de venir jouer chez eux. Mais lui refuse, il va jouer dans les gares pour quelqu'un qu'il veut retrouver. On revient ensuite à son enfance, où les circonstances l'ont conduit dans un orphelinat près de l'Espagne, un lieu sordide tenu par des religieux austères, sur un sommet pyrénéen. Ce n'est pas une histoire qui remonte très loin, l'homme pourrait avoir dans les 65 ans. Élément important, il y a un tunnel de cinq kilomètres entre la France et l'Espagne, dans lequel le train frôle de chaque côté les parois... Mais Édith n'en dit pas plus !

            C'est quasiment un thriller. Ce livre a plu à Édith car c'est bien écrit, émouvant, il apporte des choses nouvelles, on a envie d'aller faire des recherches sur Beethoven par exemple.

            Recommandé par Édith !

 
 
 
 
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David a parlé de L'Anomalie d'Hervé Le Tellier, prix Goncourt. L'histoire est savoureuse. Pour David, le sujet est comment on gère un phénomène incompréhensible. La moralité, c'est qu'on n'y arrive pas ! On reste une civilisation de contrôle et de l'explication qui est incapable de se confronter à des choses qu'elle ne comprend pas. Le livre pose la problématique du double, qui n'est pas un clone mais une personne en deux exemplaires administratifs. Se pose la question du statut administratif et du statut religieux. Le Tellier joue avec ses concepts et c'est réussi ! Il y a une dizaine de personnages, qui ont pris un avion ensemble. Les personnages sont intéressants, c'est un plaisir de le lire. De plus, ça donne une idée plus sympathique du prix Goncourt.

            David a eu l'impression d'avoir dans les mains un « objet dynamique », beau compliment !

            Notons tout de même que le livre semblait faire l'unanimité au sein de club de lecteurs, mais Mireille a moins accroché sur la deuxième partie...

 

 

 

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Guillemette a aussi lu d'autres livres de l'auteur, très drôles car ce sont des jeux littéraires appartenant au mouvement de l'Oulipo (ouvroir de littérature potentielle). On pourra se délecter en lisant par exemple Joconde jusqu'à cent, un recueil de courts thème et variations sur La Joconde, ou bien sur l'un des multiples livres originaux et bourrés de fantaisie qui se trouvent dans les collections de la médiathèque.

            Vous pouvez dorénavant voir la vidéo de la rencontre filmée samedi 10 avril à la médiathèque, entre Hervé Le Tellier et Etienne Klein, dans le cadre du festival Hors Limites.

 

 

 

les freres lehman

Marie-Séverine a parlé d'un livre de Stefano Massini : Les frères Lehman. Il s'agit d'un livre très étonnant, écrit sous la forme d'une épopée, les personnages sont un peu grotesques, les traits sont grossis. C'est burlesque mais pas loufoque. Il s'agit des frères Lehman de la banque du même nom. Ce sont eux qui sont à l'origine de la crise des subprimes en 2008, au cours de laquelle la banque avait fait faillite. Au théâtre du Rond-Point, Marie-Séverine avait vu une pièce sur le sujet, très longue mais passionnante. Avec ce roman, écrit en vers libres ! On comprend mieux les mécanismes qui ont provoqués la crise. On assiste à une sorte de cours d'économie, on comprend, même si on n'est pas du tout féru ou amateur d'économie. On y apprend comment a été créée la bourse, Wall Street, comment les immigrés d'Europe centrale ont pu s'intégrer au 19e siècle au sein d'une population autochtone attachée à la terre. Un pavé tout de même de 841 pages... qui a passionné Marie-Séverine autant pour son style que pour son sujet. Idéal pour se sentir capable de mieux comprendre l'économie.

            Franchement un coup de cœur, totalement atypique. Il ne ressemble à aucun autre.

 

 

 

 

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Mireille a parlé de La cuillère de Dany Héricourt, un roman que plusieurs ici ont lu et beaucoup aimé.  Un roman qui n'est pas léger mais qui a de la légèreté, nuance ! Mireille a aussi a parlé du dernier roman de Gaëlle Josse, Ce matin-là. Une autrice fétiche du club de lecteurs dont chaque livre a du être présenté depuis ses débuts. On avait beaucoup aimé ses premiers romans depuis Les heures silencieuses, Le dernier gardien d'Ellis Island, L'ombre de nos nuits, entre autres.

            C'est l'histoire d'un burn out. Une femme sort de chez elle un matin, et ne peut plus avancer. Elle s'enferme chez elle et ne veut plus sortir. Elle se ferme à tout, ne veut plus voir personne et ne répond plus au téléphone. On ne sait pas pourquoi. Elle est en fait malade à cause de son travail, qui a atteint un niveau de non-sens total en plus de lui prendre toute son énergie. Il semble que le burn out est le fruit d'un surmenage conjugué à une grosse perte de sens. C'est très bien écrit et décrit, du début à la fin. L'héroïne reprend vie grâce à une amie, la fin apporte une note d'espoir. Comme le dit Guillemette, cette épreuve permet, après une longue période de dépression, de relancer sa vie sur une nouvelle voie avec plus de force.

            Un livre pas très long à lire mais qui est recommandé par Mireille.

 

 

 

 

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Micheline a parlé de Tout cela, je te le donnerai de Dolorès Redondo. C'est une espagnole qui écrit des romans policiers (à ne pas confondre avec Leonor de Recondo, qui a écrit Manifesto). L'histoire de départ est assez classique : un auteur est marié avec un homme, à Madrid, qui meurt dans un accident de voiture. Le problème, c'est qu'il est mort en Galice, alors qu'il était censé être à une réunion. Il part en Galice, à la recherche de sa famille qui l'avait rejeté du fait de son homosexualité. Commence une enquête. Il est d'abord écœuré d'avoir été trahi par son conjoint. Il retrouve la famille, aristocratique, dans cette région reculée de l’Espagne. À chaque pas de cette enquête, il fait de nouvelles découvertes qui le sidèrent. Il découvre les vignes, le petit peuple à la botte de l'aristocratie. Tout est étouffé.

            Micheline a bien aimé les personnages, notamment celui du policier à la retraite qui l'accompagne et l'aide à mener l'enquête. Petit à petit, il découvre un autre Alvaro, se met à le détester. Elle a aimé aussi les belles descriptions des paysages de la Galice.

            Édith recommande aussi la Trilogie du Baztan, une série qui se passe au pays Basque espagnol. On y suit une jeune femme qui mène l'enquête.

            Recommandé par Micheline et Édith.

 

 

 

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Guillemette est la première à évoquer ce livre traduit de l'américain dont la presse a beaucoup parlé ces derniers mois. C'est Un bref instant de splendeur d'Ocean Vuong. C'est un premier roman, qui porte bien son titre ! Il a deux intérêts : c'est un enfant vietnamien émigré aux États-Unis, qui raconte sa vie là-bas. C'est le premier livre sur le sujet. Il est issu d'une relation entre sa grand-mère et un soldat américain lors de la guerre du Vietnam. Il vit avec sa famille dans une petite ville triste. Métis, sa mère lui répète tous les matins qu'il est vietnamien, comme une mise en garde. La forme aussi est extraordinaire. Il écrit ce texte comme une lettre à sa mère qui ne la lira pas car elle est analphabète. Elle est manucure et travaille tellement qu'elle est toujours épuisée. La lettre est à la fois pleine de tendresse et d'amour, et en même temps ce sont des règlements de compte. Il découvre son homosexualité, là où c'est déjà difficile d'être un asiatique. Il lit énormément, va à la médiathèque, les livres le sauvent. Il fait des études universitaires.

            Ce livre est parfois violent, mais on ne se sent jamais voyeur. On est surpris par la maîtrise de l'écriture, qui passe de points de vue différents à des types d'écritures différents. On n'a pas la sensation d'une autobiographie, même si c'est écrit à la première personne. Ocean Vuong est connu aux États-Unis pour ses poésies, il y est publié et a reçu des prix pour elles.

            Énorme coup de cœur !

 

 

 

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J'ai parlé de Rivages de la colère de Caroline Laurent, un livre qui est beaucoup revenu sur les blogs littéraires et sur les pages de critiques que je consulte pour constituer les commandes de romans. C'est un roman à veine historique, dont le fond est l'histoire de l'archipel des Chagos. À la fin du livre, il y a un petit dossier avec des références pour aller plus loin.

            En 1967, l'île Maurice a obtenu son indépendance. L'archipel des Chagos, qui appartenait comme Maurice à l'empire colonial britannique, a été vendu par celle-ci aux Américains pour leur permettre d'y installer une base militaire aérienne. Toute cette opération a été faite de façon discrète pour éviter révolte et contestation. Dans ce petit archipel corallien paradisiaque de l'océan indien vivait une population peu nombreuse, dont la quasi seule ressource était le coprah (la noix de coco). Les gens y vivaient simplement selon des traditions ancestrales, ravitaillés régulièrement par bateaux venant de Maurice. Mais en 1971, c'est l'armée anglaise qui a expulsé en une heure toute la population à fond de cale d'un bateau.  Oublié des autorités, ils se sont retrouvés ouvriers dans les camps de canne à sucre, vivant misérablement dans des bidonvilles. Et surtout, avec interdiction d'y retourner...

            Pour illustrer cette histoire qui est celle d'une partie de sa famille, C. Laurent a imaginé une histoire d'amour en une chagossienne et un assistant du gouverneur de l'île Maurice, rongé par la culpabilité d'être associé à l'organisation de cet exil forcé. C'est leur fils qui une fois adulte, se lancera dans le combat pour la reconnaissance de leur cause.

            Un roman qui a pour intérêt de nous parler d'une cause inconnue de beaucoup, et qui se lit facilement.

            À lire.

 

Prochaines lectures qui nous font envie :

  • Dimitri Rouchon-Borie : Le démon de la colline au loup. Un roman terrible, coup de poing, sur le thème de l'enfance malheureuse.
  • Marc Elsberg : Zéro. Un thriller sur le trafic de données numériques
  • Milena Agus : Une saison douce. En Sardaigne, l'arrivée de migrants provoque le trouble.
  • Bernardine Evaristo : Fille, femme autre. Un roman qui aborde les questions de genre dans l'Angleterre d'aujourd'hui.
  • Camilla Grebe : L'archipel des larmes. Le meilleur polar du monde !
  • Jean-Paul Enthoven : Ce qui plaisait à Blanche. Une histoire d'amour avec une femme émancipée.
  • Sarah Chiche : L'emprise. L'histoire d'une relation malsaine entre u thérapeute et sa patiente.
  • Edouard Louis : Combats et métamorphoses d'une femme. E. Louis parle dans ce livre de sa mère, et de sa réconciliation avec celle-ci.
  • Yvon Le Men : La Bretagne sans permis. Le road-movie poétique de deux amis écrivains sur les routes de Bretagne, à bord d'une voiturette sans permis.

            À bientôt pour un club de lecteurs spécial polars. Je vous tiens informés très vite.

            Bonnes lectures !

 

Mars 2021

Mort à la Fenice
Béatrice a commencé en parlant de Donna Leon, une américaine qui vit à Venise et qui écrit des romans policiers qui s'y déroulent. « C'est génial ! » Ça parle d'art, de Venise, avec le commissaire Brunetti que l'on retrouve dans tous ses romans. On s'attache à ce personnage récurrent. Elle est assez critique vis-à-vis des l'Italie et des italiens, aussi elle a choisi de ne pas être traduite en italien, préférant échapper aux reproches que ceux-ci pourraient lui faire à propos de son point de vue. On commencera par Mort à la Fenice.
 
 
 
 
 
 
Briser en nous la mer gelée
 
Béatrice a aussi souhaité parler de Briser en nous la mer gelée, d'Erik Orsenna. C'est très long, très bavard, il faut aimer Orsenna ! On en reparlera ! C'est son dernier livre bien qu'il soit déjà sorti en format poche.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
je ne suis plus inquiet
Stéphanie a lu Je ne suis plus inquiet, de Scali Delpeyrat, un livre qu'elle a acheté en le trouvant présenté dans une librairie. Un titre qui fait envie par les temps qui courrent ! Ce sont des brèves autobiographiques, sur un ton humoristique. L'auteur parle de « celle qui lui a brisé le coeur », de ses parents qui ont vécu la guerre, des voix dans le métro et de leur tonalité. Du coup, Stéphanie ne prend plus le métro de la même façon ! Bon, l'auteur n'est plus inquiet, Stéphanie non plus ! C'est un petit livre de 62 pages très sympa. Merci Stéphanie, on tâchera de le procurer aux lecteurs de la médiathèque.
 
 
 
 
 
 
 
 
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Guillemette a lu Le royaume d'Emmanuel Carrere, dont on avait parlé jadis, car on ne manque jamais un livre de cet écrivain au club de lecteurs. Elle l'a donc extrait de sa pile à lire sur les conseils insistants d'une amie. Il y est question de sa période chrétienne, il fait une enquête sur le texte des évangiles. Il fait de l'exégèse, de façon historique, et dis « je ». il accepte d'être subjectif et l'assume en l'expliquant. Le livre se lit incroyablement facilement car l'écriture et simple, et l'on y apprend beaucoup, que l'on s'y connaisse ou pas en évangiles. C'est très érudit. Guillemette a aimé son honnêteté intellectuelle. Il donne des pistes pour comprendre l'histoire des religions et pas seulement le christianisme. Ce qu'il met en cause, c'est la façon dont on a institué les religions, il fait une sorte d'étude comparative des textes, mais ne remet pas en cause l'existence de Jésus. Il explique pourquoi il a perdu la foi.

L'avis d’Édith confirme celui de Guillemette, car à l'inverse de celle-ci, Édith n'a pas de connaissances religieuses mais elle aime son honnêteté et ce qu'il nous apprend.  

 

 

 

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Micheline a lu un livre de l'américaine Joyce Carol Oates Un livre de martyrs américains. Un monument de 860 pages, avalé très rapidement. Il marque l'opposition entre deux Amérique. En 1999, dans l'Ohio, un homme tue un médecin qui pratique l'avortement. Y sont opposés un milieu pauvre et un autre cultivé, des gens passionnés par leur travail. JC Oates raconte la vie des deux, l'assassin et le médecin. Le premier est démoralisé, il a perdu une petite fille, et trouve dans la religion un moyen de s'investir dans une cause, celle des anti-avortement. Le médecin lui est investi dans cette mission d'aider les femmes à avorter, au risque de ne pas beaucoup s'occuper de sa famille et de renoncer à une carrière plus prestigieuse. Oates donne la parole aussi aux familles, aux tournants qui ont changé leur vie. Elle donne la parole aux deux filles de ces hommes. L'une est passionnée par la boxe, l'autre est perdue par la mort de son père, et elle veut se venger. Ce que montre Oates, c'est que de chaque côté, les gens sont persuadés de détenir LA vérité, elle décrit beaucoup les questionnements de chacun.

            C'est un livre dur, ou la mort est présente tout le temps, mais il est intéressant. Il y a des passages atroces, où les militants anti-avortement décrivent des choses à peine croyables...

            Pour Guillemette, qui a lu de nombreux livres de JC Oates, cette romancière est dérangeante, car elle arrive toujours à faire en sorte qu'on puisse prendre fait et cause pour les différents personnages, mêmes s'ils sont quelque peu troublants. On peut ainsi entrer dans la tête d'un serial killer de façon très troublante !

 

 

 

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Édith a aimé L'inconnu de la poste, le tout nouveau livre de Florence Aubenas, la journaliste bien connue qui avait écrit Le quai de Ouistreham en 2010. Otage pendant cinq mois à Bagdad alors qu'elle était à Libération. Elle a aussi réalisé un reportage à la maison de retraite des quatre saisons de Romainville/Bagnolet. Édith n'aime pas lire les quatrièmes de couverture avant de commencer un livre car parfois ça dénature la lecture. Du coup, elle a eu la surprise de découvrir que les protagonistes existent vraiment. On y rencontre, entre autres, Béatrice Dalle, Eric Dupont-Moretti, et Gérald Thomassin, un comédien découvert au sortir de la DDASS et de familles d'accueil par Jacques Doillon. Thomassin a eu un César du meilleur jeune espoir en 1991. Le livre est écrit comme un roman. Il y est question de l'assassinat d'une postière dans un tout petit bureau de poste dans un village du Jura. Thomassin est soupçonné, il habitait juste en face. F. Aubenas a enquêté pendant sept ans.

            Hautement recommandé par Édith !

 

 

 

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Patrick a parlé de la biographie de Marina Tsvetaïeva, l'éternelle insurgée (1892-1941) par Henry Troyat (lui-même russe exilé). Un livre que Patrick a retrouvé dans sa bibliothèque personnelle. C'est le portrait de la poétesse russe, qui aborde sa vie privée et aussi la révolution russe à laquelle elle fut liée. Bousculée par l'Histoire, sa vie courte mais intense lui a permis de rencontrer des auteurs devenus célèbres comme Anna Akhmatova, Boris Pasternak, Vladimir Maïakovski, ou Rainer Maria Rilke. En exil en France pendant quinze ans, on peut regretter qu'elle ait été ignorée par les surréalistes. Elle est aujourd'hui considérée comme une des plus grandes poétesses.

 

 

 

 

Cafes de la mémoire

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Anne a parlé de Cafés de la mémoire de Chantal Thomas. Elle vient d'être intronisée à l'Académie française, au fauteuil de Jean d'Ormesson. On avait parlé il y a quelque temps de Souvenirs de la marée basse, un livre qui parlait de l'amour de sa mère pour la natation, un livre qu'Anne avait beaucoup apprécié (contrairement à Édith qui s'était un peu ennuyée).

            Là, elle parle des cafés, de la place qu'ils occupent dans sa vie. Elle décrit son enfance à Arcachon, et l'univers des cafés qu'elle imaginait. Anne trouve que l'approche qu'elle en a est très originale. Elle a un côté ethnologue lorsqu'elle parle des cafés parisiens et des gens qui les fréquentent. Nous avons tous, semble t'il, la nostalgie des cafés parisiens notamment qui sont de merveilleux lieux d'observation comme le dit Micheline.

            Chantal Thomas a publié aussi Café vivre, Chroniques en passant, un recueil de chroniques parues dans Sud Ouest.

 

 

 

 

le silence des vaincus

Mireille nous a fait découvrir le livre de Pat Barker Le silence des vaincus. Le sujet est la guerre de Troie revisitée. Les femmes vaincues sont vendues comme esclaves, elles sont considérées comme des trophées des chefs grecs. Elles doivent effectuer les tâches domestiques et sont priées de rejoindre le chef dans son lit quand il le souhaite. On y voit la querelle entre Achille et Agamemnon. On croise aussi Patrocle, l'ami d'Achille, Priam et autres personnages de la légende. On est à l'arrière-plan de la guerre de Troie, la narratrice raconte l'histoire de son point de vue. On peut lire l'Iliade après ce livre, ou la relire, c'est un autre point de vue. Tout est bien décrit, on est dans le camp des grecs.

            Mireille, helléniste, a adoré ce livre.  Un coup de cœur que nous allons acquérir pour les lecteurs de la médiathèque ! Un roman qui s'adresse à tous ceux qui souhaite connaître la guerre de Troie, sans avoir besoin d'être un spécialiste de la question.

 

 

 

 

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Annick a lu le dernier roman de Chloé Delaume : Le cœur synthétique. Elle a bien aimé sans être cependant subjuguée...

C'est l'histoire d'Adélaïde, 46 ans, qui vient de rompre après des années de vie commune avec son ami. Elle cherche un nouveau compagnon, qui finalement sera un chat...

            La liaison étant très mauvaise avec Annick, nous n'avons malheureusement pas bien entendu son avis sur le livre. Mais on a cru comprendre que ce n'est pas un grand coup de cœur pour elle, c'est pourtant « bien écrit » et « sympathique ».

 

 

 

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J'ai parlé d'un roman conseillé par Édith que je remercie de me faire une pré-sélection des romans qui valent le détour. Il s'agit de Un jour ce sera vide de Hugo Lindenberg, un premier roman qui fait partie de la sélection du Prix du métro Goncourt (un prix particulièrement apprécié à la médiathèque de Romainville, car il distingue un premier roman de qualité parmi un choix plutôt nombreux). J'ai beaucoup aimé la belle écriture parfois assez poétique, et aussi l'histoire. Elle est racontée par un enfant de 10 ans en vacances en Normandie, qui décrit sa rencontre avec un garçon qui devient son ami, Baptiste. Celui-ci appartient à une famille parfaite à ses yeux. C'est une histoire quasi intemporelle, que l'on peut situer dans le temps grâce à quelques détails, mais qui pourrait se passer à différentes époques.

            Vraiment un gros coup de cœur que ce roman, on a envie que Hugo Lindenberg en écrive d'autres ! Celui-ci est assez cinématographique, sensible, on est dans la tête de l'enfant qui navigue entre des personnages plein d'amour ou inquiétant, on vit ses angoisses, ses inquiétudes, ses rêves. On est avec lui au bord de la mer et on ressent presque le sable entre les doigts de pieds !

            Avis aux amateurs, il a enregistré une interview visible sur le site du festival Hors Limites.

 


 

 

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Stéphanie a parlé aussi de Dix neuf secondes de Pierre Charras, un livre qu'elle avait lu il y a longtemps, un roman percutant dont elle se souvient encore très bien.

 

 

 

 

 

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J'ai lu aussi La cuillère de Dany Héricourt, sur les conseils d’Édith et de Guillemette qui l'ont aimé. C'est un premier roman sélectionné pour le Prix du métro Goncourt. C'est l'histoire d'une ado qui vit au Pays de Galles, dans un hôtel tenu par ses parents au bord de la mer. Il y a une bonne ambiance, beaucoup de personnages, et malgré quelques désaccords, beaucoup d'amour entre eux. Alors que son père décède brutalement, elle trouve une étrange cuillère sur sa table de nuit, un objet qui ne peut pas être là par hasard. Alors elle décide de partir à la recherche de son histoire, pour découvrir le secret de son père. On suit alors son périple parsemé de péripéties parfois très drôles, sympathiques et parfois un peu farfelues. C'est un peu un roman d'apprentissage, une quête personnelle et familiale, et au bout du compte, un roman qui parle aussi d'Histoire.

            Gros coup de cœur !

 

Février 2021

pleine luneMicheline a beaucoup aimé le livre (paru en 1998) d'Antonio Munoz Molina : Pleine Lune. Un roman tout en noirceur. Ça se passe en Espagne, une petite fille a été violée et assassinée. Un inspecteur venu de Bilbao, traumatisé par ce qu'il a vu et vécu au Pays Basque à l'époque des attentats indépendantistes. Il est persuadé que s’il croise l'assassin dans la rue, il saura que c'est le coupable en croisant son regard. On croise des personnages en sa compagnie, qui sont décrits avec beaucoup de tendresse. C'est très bien écrit, le rythme est très lent, maison ne peut pas le lâcher. Ce n'est pas ennuyeux. Il y à la fois de la cruauté et de la poésie.

            Un régal !

            (il n’est pas dans les collections de la médiathèque)

 

 

 

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Patrick a lu la nouvelle d'Edgar Allan Poe : Le chat noir. Une nouvelle mythique de l'auteur américain, considéré comme l'inventeur du roman policier (traduit en France par Baudelaire). Pourtant, il n'a pas été convaincu par cette nouvelle très courte. Patrick, si j'ai bien compris, cherchait des éléments sur les superstitions liées aux chats noirs mais il n'y a pas trouvé son compte. Cette nouvelle fantastique et sombre n'est peut-être pas le meilleur texte pour se renseigner sur le sujet, mais c'est une nouvelle terrifiante à retrouver dans le recueil « Nouvelles histoires extraordinaires ».

 

 

 

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Marie-Séverine a lu Underground Railroad de Colson Whitehead, l'auteur américain de Nickel boys. Il a obtenu deux prix Pulitzer pour ces deux romans. M. S. pense que l’auteur cherche à retracer l’histoire de la condition des Noirs américains. C’est un livre qui se lit facilement et une recommandation de Marie-Séverine ».

 

 

 

 

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Annick a aimé Serge, le dernier roman de Yasmina Reza, la dramaturge qui a aussi écrit Art (la pièce de théâtre qui fut un grand succès). Il est très bien écrit. C’est l’histoire d’une famille juive avec trois enfants. On voit la famille évoluer, avec ses deuils, ses heurts, mais aussi toute l’affection. Annick trouve que c’est une belle écriture.

Très intéressant.

 

 

 

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J'ai parlé d'un roman de Sandrine Collette : Et toujours les forêts. Je me demande encore si c'est moi qui suis trop difficile ou bien... Je voulais lire un roman policier, pour changer un peu. Alors en me promenant dans une librairie, j'ai été attirée par ce beau titre énigmatique d'une autrice connue pour ses polars. En réalité, ce n'est PAS DU TOUT un roman policier, mais plutôt un mélange étrange entre roman du terroir et roman post-apocalyptique (un genre en expansion dans la littérature contemporaine de type SF). L'histoire commence par la naissance du héros Corentin qui est abandonné par sa mère chez l'arrière-grand-mère qui n'est pas enchantée de le recueillir. Il quitte la dame qui vit dans une vieille maison dans la forêt pour aller faire ses études à Paris. Avec ses amis, il se rend régulièrement dans les catacombes pour faire la fête. Jusqu'au jour où se produit la catastrophe. Tout est dévasté, les survivants sont très peu nombreux. Il survit et continue sa route, essaie de retrouver l’aïeule.

Honnêtement, j'ai trouvé ce livre très mauvais. Pas très bien écrit, énormément d'incohérences (les survivants comme par hasard sont les proches de Corentin, tout est dévasté sauf les panneaux routiers! Ce qui est quand même bien pratique, etc.). Il y a aussi le côté « à faire pleurer dans les chaumières » qui se marie avec l'angoisse actuelle du changement climatique. Je vais peut-être me faire des ennemis, car je ne lis que des critiques dithyrambiques sur ce livre, telle celle du dernier numéro de la revue Page qui le trouve « sublime » ...

            Si vous avez encore envie de le lire, dites-moi ce que vous en pensez !

 

 

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Anne B. a parlé de Continuer de Laurent Mauvignier. C'est un roman paru en 2016. Marie-Séverine l'avait beaucoup aimé. Anne aussi et elle l'a trouvé touchant. C'est l'histoire d'un garçon en pleine crise d'adolescence, pris dans un groupe, il fait une bêtise. Il vit avec sa mère qui vient de divorcer. En réaction, elle décide de l'emmener au bout du monde pour un road trip à cheval au Kirghizstan. Elle sacrifie pour ça la maison de famille bien aimée dont elle a hérité. Il se rapproche des chevaux, et évolue. La mère aussi change grâce à ce voyage.

            On pourra voir le film éponyme tiré de ce roman.

            C'est un « très beau roman d'amour filial ».

 

 

 

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David a lu Esprit d'hiver de Laura Kasischke. Un livre qu'il souhaitait lire depuis longtemps sur un conseil. Aux États-Unis, le 25 décembre dans une petite ville du Michigan, on est dans une famille composée du père, de la mère et d'une ado adoptée 13 ans auparavant en Sibérie. Le père va à l'aéroport chercher ses parents. Arrive une grosse tempête de neige, la grand-mère doit aller à l'hôpital, rien ne se passe comme prévu. L'ado est mutique, ou alors elle est insolente. Il y a quelque chose de bizarre. La mère est persuadée que quelque chose les a suivis aux Etats-Unis, quelque chose de mauvais. On attend de savoir de quoi il s'agit, ce qui fait du livre un « page turner ».

            Lisez-le si vous voulez passer un bon moment !

 

 

 

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Guillemette aussi s'est décidée à lire un chef d’œuvre (le chef d'œuvre de J.H.) qu'on lui conseillait depuis longtemps : Dalva, de Jim Harrison. Dalva est une femme. Ça se passe dans le Nebraska. Dalva vit en 1986, on voit la vie de ses père et grand-père cent ans auparavant. Ce qui est extraordinaire, ce n'est pas tant l'histoire que Le grand-père a été envoyé comme missionnaire auprès des Sioux pour les sédentariser, mais au lieu de les convaincre, il les a compris et est devenu ami avec eux, s'est marié avec une femme sioux. Il est devenu un fermier très riche. Dalva traversera tout le pays avant de revenir. Dalva est une lionne, elle fait peur aux hommes. Elle accepte de livrer les carnets de son grand-père à un universitaire qui étudie les Sioux. Guillemette a été subjuguée par les descriptions de paysages, de personnages tant humains, ranchers et autres. Jim Morrison fait partie de ces écrivains qui ont une capacité à être en osmose avec le monde. Il a une pensée qui fait du bien, une façon de dérouler le récit qui le rend très vivant. On va de surprise en surprise tout au long du livre. Les choses les plus importantes, on les apprend seulement à la fin.

            Un livre tellement beau qu'il a donné envie à Guillemette d'aller aux USA.

            Un magnifique coup de cœur !

 

 

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Mireille a lu La vie mensongère des adultes d’Elena Ferrante. Le roman se déroule à Naples comme dans la série à succès L’amie prodigieuse, mais cette fois ce n’est pas dans un milieu pauvre mais favorisé, intellectuel, aisé. Il s’agit de l’itinéraire d’une adolescente de 13 à 15 ans. C’est une sorte de roman d’initiation. Un jour son père dit qu’elle ressemble de plus en plus à sa tante Victoria, d’une façon péjorative. Ça la perturbe énormément. Elle s’observe et scrute son corps. Elle va chez sa tante qui va l’introduire dans un autre monde. C’est l’exemple de quelqu’un qui s’ouvre à la vie. On y voit bien aussi le quartier, ses habitants.

Un peu déçue au début, Mireille a apprécié quand même ce livre et le recommande.

 

 

 

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Edith a parlé du L’anomalie d’Hervé Le Tellier, dont on a beaucoup parlé d’autant qu’il a eu le Prix Goncourt. Le roman a été vendu à 700 000 exemplaires ! Édith a trouvé le premier chapitre accrocheur, et dans un premier temps ça ne lui plaisait pas trop. Mais ensuite, avec tous ces chapitres et ces personnages, elle a changé d’avis. Tous les personnages ont un point commun, ils ont pris un avion, et se sont retrouvés dans une situation délicate. Ça se passe en juin 2021. C’est donc un peu de la science fiction.la deuxième partie raconte ce qui se passe dans l’avion et juste après les événements, et dans la troisième partie, il se passe encore plein de choses.

Pour Edith, le livre vaut le coup et mérite le Goncourt.

 

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Par ailleurs, Le Tellier fait partie d’un groupe littéraire nommé Oulipo, l’ouvroir de littérature potentielle, un groupe basé sur la contrainte. L’anomalie se termine sur un calligramme, un texte écrit en forme d’entonnoir.

Puisque Edith nous signale que Le Tellier fait partie de l’Oulipo, je vous conseille ce très beau catalogue de l’exposition de la BNF sur ce groupe, un livre drôle et intéressant.


Guillemette nous conseille aussi la lecture des livres de Pascale Petit, dont nous avons 7 livres à la médiathèque, notamment Made in Oulipo. A trouver au rayon théâtre (pour la jeunesse).

 

 

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Annick a aussi beaucoup aimé Idiss de Robert Badinter, un récit racontant l’histoire de sa grand-mère. Un livre doux et sincère, plein d’amour. Aussi un hymne à l’école comme ascenseur social, vecteur d’égalité. On y ressent l’amour de R. Badinter pour la République au sens noble du terme.

 

 

 

 

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Edith a aimé Nature humaine de Serge Joncour. Alors qu’elle a toujours aimé ses livres, Edith a quand même une petite réserve sur celui-ci car ça se passe dans le milieu rural des années 70 à aujourd’hui, ça ne l’a pas passionnée comme les précédents. Il n’entrera pas dans son florilège de l’année !

 

 

 

 

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Anne B. recommande chaudement aussi Un balcon en forêt de Julien Gracq, dont l’écriture est un régal ! L’auteur est devenu un mythe du XXe siècle, il est publié chez José Corti et maintenant dans la Pléïade.

 
 
 
 
 
 
 
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Edith et moi avons beaucoup aimé Malgré tout, une bande dessinée de Jordi Lafèbre. C’est une belle histoire d’amour racontée « à l’envers », c’est-à-dire sous forme de chapitre qui partent de la vieillesse des personnages jusqu’à leur jeunesse.

Une recommandation !

 

Janvier 2021

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Edith a essayé de lire Un promeneur solitaire dans la foule, le gros livre de l’espagnol Antonio Munoz Molina. C’est une sorte de roman expérimental dans lequel il a tenté un « récit poétique du monde » qu’il a « encapsulé via des centaines d'entrées issues de ses voyages à Paris, à New York, à Londres ou à Lisbonne. Il s'intéresse tout particulièrement aux affiches, aux annonces publicitaires, aux tickets jetés et aux bruits de la rue qu'il considère comme des matériaux de rebut desquels émergent la réflexion et la pensée humaines » Je reprends ici le résumé de l’éditeur.

Il n’est pas facile à lire, selon Édith, c’est une relation de voyage parsemé d’images et d’illustrations.

 

 

 

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Elle a aussi été déçue par le roman d’Étienne de Montety : La grande épreuve, qui a eu le grand prix du roman de l’Académie française. Une distinction qu’il ne mérite pas si on en juge par l’écriture scolaire, le manque de profondeur des personnages et des situations, et le récit cousu de grosses ficelles… Passons !

 

 

 

 

 

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Heureusement, Guillemette a donné envie de lire La cuillère de Dany Héricourt, un joli coup de cœur agréable à lire, léger, et drôle. Edith et Marie-Séverine confirment ! C’est un livre léger sur des choses graves, une sorte de road-movie initiatique. L’histoire a évoqué à Guillemette L’hôtel New Hampshire de John Irving. Les personnages sont truculents, très bien saisis. L’héroïne est gaëlique, elle trouve une cuillère en argent avec des armoiries sur la table de nuit de son père qui vient de mourir. Elle part à la recherche de l’histoire de sa famille à travers ces armoiries.

C’est l’histoire d’une jeune femme qui se cherche, sans apitoiement sur elle-même, ce qui est plutôt rare dans ce genre de récit.

Une belle surprise que ce premier roman, ça fait du bien ! « Ça c’est de l’écriture, très maîtrisée, un livre très abouti ». Pour Marie-Séverine, c’est un « délicieux moment de lecture ».

 

 

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David a parlé de Leurs enfants après eux de Nicolas Matthieu, prix Goncourt 2018. Une chronique sociale. C’est un roman qui raconte la pesanteur d’un territoire (la Lorraine), géographique mais aussi social, et celui de l’adolescence. L’auteur se place à la hauteur de ses personnages, il fait un portrait assez désabusé de l’humanité, avec des personnages formatés pour l’échec, qui ne s’en sortent pas. C’est à la fois terrible et pathétique. Le livre se développe sur huit ans, par tranches de deux ans. David a trouvé ce livre assez triste.

Le livre est bien écrit, il s’agit d’un roman sur des gens « qui se tirent une balle dans le pied ». Le livre est habilement construit. David pense que celui-ci mérite son prix !

 

 

 

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Marie-Séverine a parlé de Seul dans Berlin, un livre écrit en 1947, publié en 1965 par Hans Fallada, un allemand ayant pris un pseudonyme. C’est l’histoire d’un immeuble à Berlin dont l’histoire commence vers 1940. On y observe le quotidien de ses habitants aux profils variés dans un quartier populaire. On comprend comment est constituée la population allemande de cette époque. Un couple habitant l’immeuble reçoit une lettre annonçant la mort de leur fils unique au front. Cette nouvelle fait basculer la vie du couple. Jusque-là soutien du régime nazi, y trouvant des avantages, ils deviennent résistants. Ils se mettent à distribuer des cartes postales dans les boites aux lettres d’autres quartiers, avec des messages de résistance. On assiste au jeu du chat et de la souris avec la gestapo, et à leurs petits actes de bravoures.

Un livre qui fait penser à ce qui se passe aujourd’hui, qui fait réfléchir à ce que l’on peut faire pour résister. Il a été encensé par Primo Levi.

À lire !

 

 
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J’ai parlé d’Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier. L’auteur est invité au festival Hors-Limites cette année à la médiathèque de Romainville (il se fera de manière filmée). Ce roman est un pavé de 634 pages, et l’écriture est faite de longues phrases qui font parfois plusieurs pages. Plusieurs personnes m’ont dit avoir eu du mal à le lire à cause de cette écriture particulière, c’est une écriture qui peut ne pas convenir, même à des grands lecteurs habitués à des styles différents. Personnellement ça ne m’a posé aucun problème, chacun ses goûts !  C’est une sorte de thriller psychologique. Plus on avance dans la lecture, plus la tension augmente, jusqu’à une sorte de feu d’artifice.

 

 

 

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Annick a lu le roman d’Olivier Adam : Falaises. Ça se passe à Etretat dans une chambre d’hôtel. C’est un livre paru en 2005. Il raconte l’histoire d’un homme qui revient dans la petite ville normande après le suicide de sa mère. Il s’interroge sur sa vie et sa famille. David aime lire les romans d’Olivier Adam qui décrit bien les personnages de pères défaillants. Edith trouve que ce sont un peu toujours les mêmes histoires dépressives. Mais au club de lecteurs, on l’aime et on suit ses dernières parutions !

 

 

 

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Brigitte a lu La petite dernière, le premier livre de Fatima Daas, une toute jeune femme de Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis. Selon Brigitte, ce livre (qui est sous-titré « roman ») ne présente aucune intérêt littéraire… L’intérêt de ce petit livre c’est qu’il se lit facilement, on peut le lire dans le métro. Il est fait de courts chapitres qui commencent comme des mantras : « Je m’appelle Fatima Daas, je suis française, je suis d’origine algérienne, etc. »

Ce livre est autobiographique. Il parle de sa condition de musulmane et d’homosexuelle, a priori deux choses incompatibles car taboues. Ce n’est pas un témoignage misérabiliste, on ne tombe pas dans le pathos. Brigitte a trouvé ce livre attachant car on manquait jusque-là de témoignage non intellectuel sur ces conditions. C’est un monologue. On sent à travers l’écriture une honnêteté. Ce petit livre est « très sympa », il paraît simple alors qu’il est très travaillé. Il reste comme une petite musique dans la tête.

Un conseil !

Pour information, Fatima Daas est issue comme David Lopez et Anne Pauly d’une formation universitaire de Paris 8, sous la houlette d’Olivia Rosenthal. Vous aurez plus de détails dans l’article suivant.

 

 

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Stéphanie nous a parlé du livre de Patrick Baud : Nanofictions. Ce sont des « nano » histoires, un tout petit livre qui contient plein d’histoires. Elle a l’impression d’avoir lu cent livres. On a pensé aux deux gros livres de Régis Jauffret, Richard Brautigan ou Félix Fénéon. L’auteur a un blog que Stéphanie recommande. Il cite en exergue une histoire d’Ernest Hemingway censée être la plus courte : « à vendre, chaussures bébé, jamais servies » …    On imagine toutes sortes d’histoires du coup à partir de si peu.

L’auteur est aussi le responsable de plusieurs BD disponibles à la médiathèque. Il regroupe dans chacun des quatre volumes des histoires vraies dessinées par plusieurs dessinateurs, ayant pour point commun de raconter des phénomènes étranges, inexpliqués, étonnants. Avis aux amateurs !

 

 

aveu de faiblesses

Mireille a lu Aveu de faiblesses de Frédéric Viguier. C’est l’histoire d’Yvan, un adolescent laid et plus ou moins handicapé, moqué et victime de sévices à l’école de ce fait. Ses parents sont un peu défaillants. Quand on découvre le cadavre d’un enfant dans les parages, il est accusé. Il finit par s’accuser du crime après un petit mensonge. C’est très bien fait, on suit la progression du jeune homme, qui clame tout d’abord son innocence. En prison, il arrive à se faire valoir, à s’épanouir grâce à son savoir-faire de menuisier. il faut le lire jusqu’au bout, car il y a un coup de théâtre qui retourne la situation. Malheureusement, il n’est pas encore dans les collections de la médiathèque, mais nous allons y remédier !

 
 
 
 
 
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David s’est lancé dans La constance du jardinier, de John Le Carré, décédé récemment, mais il n’aime pas trop, comme pour Un pur espion. Il trouve ça verbeux, long et un peu décourageant. Ça se passe dans le milieu de Big Pharma. Guillemette avait aimé de son côté. Chacun ses goûts ! C’est dommage, car il avait vraiment envie d’aimer ça !

 

 

 

 

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Guillemette a lu Le journal intime d’un arbre de Didier van Cauwelaert (2011). Il est très prolixe. Ce n’est pas de la grande écriture, c’est fluide. Ce qui est extraordinaire, c’est l’histoire. Celle d’un poirier qui a trois cents ans. Il y a toute l’approche scientifique qui est arrivée ces dernières années qui nous a montré à quel point les arbres sont vivants. Au début, l’arbre meurt, mais il continue à vivre. L’auteur fait de l’anthropomorphisme. C’est plaisant, un bon moment de lecture.

 

 

 

 

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Edith a voulu parler d’un bon livre. Elle a donc choisi le dernier roman de Mathias Enard, l’auteur de Boussole : Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs. Celui-là se passe dans les Deux-Sèvres près de Niort, où il vit. C’est un gros livre, très travaillé. Un jeune homme fait sa thèse sur la vie à la campagne, la ruralité. On verra plusieurs personnages extrêmement attachants, dont le maire du village qui est aussi le fossoyeur du village. Tous les ans, les fossoyeurs font un banquet où on mange et où on raconte des histoires. C’est truculent, paillard, drôle. Le héros écoute la vie des autres et se rend à la réunion de la confrérie des fossoyeurs. On apprend plein de choses, c’est le pays de Rabelais. C’est écrit dans une langue intéressante. C’est aussi un livre plein d’humour. Vraiment un conseil de lecture.

 

 

 

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Marie-Séverine a parlé de Né d’aucune femme de Franck Bouysse, qu’elle n’avait pas envie de lire au départ parce qu’elle n’aimait ni le titre ni la couverture.  Mais finalement, elle ne regrette pas de l’avoir lu. Sur les conseils avisés d’une amie, elle s’est donc plongée dans cette histoire qui lui a bien plu. C’est le journal d’une paysanne, Rose, qui nous emporte dans l’histoire. Brigitte avait détesté ce livre, alors que d’autres dont Edith avaient adoré !

On attend l’avis de nos lecteurs sur le nouveau livre de F. Bouysse : Buveurs de vent.

 

Bonnes lectures et à bientôt pour de nouvelles aventures livresques !

 

 

 

Decembre 2020

 
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politique arendtBamoussa a parlé d’un essai de la philosophe Hannah Arendt : Qu’est-ce que la politique ? elle n’a pas choisi la facilité ! Dans ce livre, H. Arendt aborde la question du rôle de la politique dans un contexte de bombe atomique et de totalitarisme.

Guillemette a aimé La société des belles personnes de Tobie Nathan. L’auteur, ethnopsychiatre, a cette double casquette avec celle de romancier. Dans ce roman, il raconte l’histoire de Zohar Zohar, un juif égyptien qui doit fuir son quartier pauvre et son pays en 1952. L’Egypte alors sous protectorat anglais a fait venir d’anciens nazis qui encouragent l’antisémitisme dans la population. Le héros part pour Paris où il rencontre des survivants de l’holocauste…

Une histoire probablement inspirée par l’histoire de l’auteur lui-même.

 

 

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Micheline a lu La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson, un roman islandais. C’est un vieil homme qui écrit à Helga, son amour de jeunesse pour se confier après une vie de labeur comme berger. Il y évoque un amour intense mais bref, ayant préféré rester dans la campagne à s’occuper de ses moutons plutôt que de la suivre ailleurs pour vivre pleinement son amour.

C’est un livre que Micheline a beaucoup aimé malgré ce regret que le personnage n’ait pas fait le choix de suivre l’amour.

 

 

 

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David a lu Le problème Spinoza d’Irvin Yalom. L’auteur est également psychiatre, et écrit des essais autant que des romans. Dans celui-ci, il est question d’Alfred Rosenberg un des fondateurs de l’idéologie nazie qui, en 1941, va piller la bibliothèque du philosophe juif néerlandais (1632-1677), excommunié et banni pour ses idées par sa propre famille. Le sujet porte sur le degré de fascination que Spinoza exerce sur l’idéologue nazi, dans un roman historique passionnant.

 

 

 

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Mireille a lu Les impatientes de Djaïli Amadou Amal, un roman qui aborde la question du mariage forcé et de la polygamie. Il a obtenu entre autres le Prix Goncourt des lycéens en 2020. C’est aussi une « découverte », celle d’une romancière camerounaise jusque-là inconnue chez nous. Elle explique par ailleurs avoir voulu raconter son expérience et surtout, faire en sorte que ses filles ne vivent pas la même souffrance.

 

 

 

 

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Marie-Séverine nous a parlé de Nickel Boys de Colson Whitehead. L’auteur américain a obtenu un deuxième Prix Pulitzer pour ce roman, après celui obtenu en 2017 pour Underground railroad, fait rarissime. Dans Nickel Boys, il raconte l’histoire d’une sorte de maison de correction pour adolescents noirs dans les années 50. Tiré d’une histoire vraie, ce roman évoque la maltraitance, la violence à l’égard des noirs aux Etats-Unis. Le héros, victime d’une erreur judiciaire, y atterrit et son avenir est gâché.

 

 

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Edith a parlé de Comédies françaises d’Eric Reinhardt. « Un livre copieux et drôle, bien écrit mais parfois ardu car très documenté. La première page, c’est-à-dire le faire-part de décès accidentel de Dimitri Marguerite, 27 ans, ne laisse pas le lecteur s’attrister : on va suivre ce jeune et brillant journaliste, sa vie amoureuse variée (il tombe subitement amoureux d’une inconnue rencontrée par hasard), amicale (il discute sans tabou avec son ami intime) et professionnelle : il enquête sur le lobbying et sur la naissance d’internet. Édith a aussi appris qu’un ingénieur français du nom de Louis Pouzin avait inventé un système de données à la base de la révolution numérique, le datagramme, mais qu’il fut interrompu dans ses recherches par Valéry Giscard d’Estaing en 1974, influencé par l’industriel lobbyiste puissant Ambroise Roux. On voit que l’invention d’Internet aurait pu être française si VGE n’avait pas préféré promouvoir le minitel !

Dimitri prend le thé avec la famille d’Ambroise Roux, dans sa propriété de Trégastel. Cela aura des conséquences terribles… Mêler histoire et fiction est jubilatoire.

Édith a passé de bons moments et bien rit et a été incitée à faire des recherches dans différents domaines pour approfondir les connaissances acquises dans ce roman.

 
 
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Édith a pu parler d’un autre livre lors d’un deuxième tour d’écran (à défaut de table). C’est celui de Diane Meur : Sous le ciel des hommes. A notre époque, dans un Grand-Duché imaginaire d’Europe centrale, les financiers y mènent le monde. Un atelier d’écriture : un groupe d’amis veut composer un pamphlet anticapitaliste. Un journaliste doit accueillir chez lui un jeune migrant pour écrire un livre sur cette cohabitation. Ce sont donc deux projets de livres qui permettent de suivre les trajectoires de ces personnages très divers et leurs relations, et bien sûr, de réfléchir au « monde globalisé. Le début est un peu abscons car chacun doit écrire un chapitre du pamphlet, mais finalement, c’est bien ! Erudit, mais bien écrit, donne des pistes de reflexions mais ne cherche pas à endoctriner. Tout est ouvert !

 

 

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Annick a aussi parlé du livre polémique de Vanessa Springora : Le consentement, dans lequel elle raconte et révèle son histoire d’emprise exercée sur l’adolescente qu’elle fut à 13 ans, victime de l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff.  Un livre dont on a déjà parlé au club de lecteurs mais qui a encore un effet sur la société, après avoir provoqué une sorte de déflagration dans le milieu littéraire parisien

 

 

 

Novembre 2020

Patrick a parlé de L’affaire Cicéron de Ludwig C. Moyzisch, une histoire d’espionnage liée au débarquement des alliés en Normandie le 6 juin 1944. Le héros est le valet de chambre de l’ambassadeur d’Angleterre à Ankara. Il vend ces renseignements aux Allemands, c’est-à-dire à l’auteur du livre qui est à l’époque attaché d’ambassade. Mais ceux-ci n’y croient pas et n’y accordent pas d’importance. Cet espion se fait avoir car l’argent qu’il a reçu en échange des documents est de la fausse monnaie.

Une histoire vraie racontée par un de ses protagonistes, qui aurait pu changer la face de l’Histoire (publiée en 1984 chez Christian Bourgois).

 

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David a lu un roman policier : L’accident de l’A 35 de l’anglais Graeme Macrae Burnet, un tout nouveau roman qu’il a lu pendant le confinement, écrit par un expert de Simenon. Ça se passe en Alsace dans les années 1980. L’intrigue est assez simple, un homme est mort dans un accident sur l’autoroute. Le policier qui est allé sur l’accident va voir la veuve pour lui annoncer la nouvelle. Celle-ci semble perturbée parce que son mari était censé être à un diner avec des amis et pas sur la route. Une ambiance un peu à la Chabrol, qui dépeint l’hypocrisie et la vie morose de la province des années 80.

Comme dit Edith, c’est bien de parler de temps en temps de romans policiers.

 

Marie-Séverine a choisi Que sur toi se lamente le tigre d’Emilienne Malfatto, publié par Elyzad. Le livre fait 77 pages, c’est un vrai coup de cœur pour M-S, c’est une sorte de tragédie grecque, c’est « ultra percutant ». C’est l’histoire d’une femme irakienne qui a eu une relation sexuelle avant mariage avec son amoureux. Mais celui-ci meurt, elle est donc condamnée à mourir par le bras de son frère ainé. Chaque membre de la famille est amené à donner son avis. A chaque fois, on a en parallèle un épisode de l’épopée de Gilgamesh. Un livre sur la condition des femmes, sur la lâcheté des hommes, sur le poids de la religion. Un texte très percutant.

Foncez ! même si ce livre ne procure qu’une heure de lecture, mais quelle lecture !

 

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Edith a lu le dernier roman de Metin Arditi : Rachel et les siens. L’auteur s’est déjà fait un nom après Le Turquetto, L’enfant qui mesurait le monde, et d’autres succès. Ça se passe à Jaffa, Tel Aviv, Paris, Genève et ça se termine à Jaffa. Une petite fille habite à Jaffa avec sa famille, au début du XXe siècle. Ils partagent une cuisine avec une autre famille. La sienne est juive, l’autre arabe chrétienne. Bien sûr, partager la cuisine permet de partager bien plus et de créer des liens.

Le livre est dédié à la mémoire de Martin Buber, un philosophe sioniste partisan de la coexistence pacifique avec les Palestiniens. Rachel, l’héroïne, aime écrire et deviendra dramaturge. Une histoire sur fond de conflit israélo-palestinien.

Une citation qui reflète l’esprit du roman : « Le problème, c’est que nous ne savons pas nous mettre à la place de l’autre ».

 

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Anne P. a parlé du livre de Capucine et Simon Johannin : Nino dans la nuit. Un livre qui lui a été conseillé par ses enfants. Les héros sont de jeunes adultes qui vivent dans la précarité. Ce livre parle de cité, de drogue, de petits boulots et d’amour, de comment on s’en sort ou pas.  Le style est très rythmé, le langage est jeune. Anne a été un peu déçue par la fin, elle a beaucoup aimé le début en revanche. C’est un univers très noir, dur, violent, mais ça lui a bien plu malgré tout. Un livre qui évoque aussi Fief de David Lopez, un roman percutant aussi sur la jeunesse actuelle en déshérence.

Les auteurs, conjoints dans la vie, se sont inspirés de leur existence pour écrire ce livre.

Simon Johannin a ensuite publié L’été des charognes, qui est disponible dans les collections de la médiathèque. Il vient de publier un recueil de poèmes : Nous sommes maintenant nos êtres chers (pas encore dans nos collections).

 
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Mireille a lu LE roman de la rentrée, Histoires de la nuit de Laurent Mauvignier. Un gros coup de cœur, comme pour tous ceux qui m’en ont parlé. Passé à la Grande Librairie, l’auteur a voulu se lancer dans un genre de roman policier. Ça se passe à la campagne. Il y a peu de personnages, un couple avec son enfant, une femme peintre. Ce qui a plu à Mireille, c’est tout d’abord le style, ces longues phrases qui l’ont enthousiasmée. Puis l’histoire, un événement et une progression vers l’horreur. On ne peut pas se détacher de cette histoire qu’on peut appeler thriller. Les 600 pages passent très très vite.

Un livre en double exemplaire à la médiathèque pour essayer de répondre à la demande !

 

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Guillemette a voulu parler de : Les roses fauves de Carole Martinez, que l’on suit au club de lecteurs depuis ses débuts avec Le cœur cousu qui avait enchanté tout le monde. Elle écrit « magnifiquement bien, elle nous emporte ». Alors qu’elle a précédemment écrit sur le passé avec un peu de surnaturel, elle écrit là sur le présent et sur elle « en train d’écrire son histoire ». Au début, Guillemette était un peu mal à l’aise, ayant un peu l’impression d’un habit mal taillé dont on voit les coutures, mais très vite, C.M.  retourne vers la magie. C’est l’histoire d’une jeune fille qui apprend à se libérer des carcans. Edith l’a aussi lu, car après avoir tous les livres de Carole Martinez (dont La terre qui penche, Du domaine des murmures), elle avait très envie de lire celui-ci. Là, C. Martinez dit « je », elle parle d’elle, Edith est un peu déçue, comme son amie Claudine, grande fan de C.M.

Le sujet du livre, selon Guillemette, c’est comment on écrit un livre, pour ça c’est réussi.

 

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Anne B. a suivi les conseils d’Edith en lisant Farallon Islands d’Abbi Geni, un thriller. Les phrases sont très courtes. Elles décrivent bien ces îles situées à une quarantaine de kilomètres de San Francisco, en plein océan pacifique. Sur ces îles, pas d’arbres, que du rocher et des animaux sauvages. L’héroïne est photographe, elle va rejoindre des biologistes qui y étudient la nature. Chacun a une spécialité qui correspond aux saisons : l’arrivée des requins, des éléphants de mer, des oiseaux, etc. Elle va observer les observateurs.

                Ce qu’Anne a bien aimé c’est la capacité d’Abbi Geni de décrire les paysages et les personnages dont on ne connait pas grand-chose parce qu’on ne parle pas de soi là-bas. On est transporté dans un endroit battu par les vents, les tempêtes, on y suit le cycle de la nature.

                C’est très fort ! Les événements arrivent, c’est angoissant.

 

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Micheline s’est plongée dans Liv Maria de Julia Kerninon. C’est l’histoire de la vie d’une femme depuis le début (vraiment), son enfance libre sur une île bretonne, son père norvégien, sa mère qui tient un café. La famille au sens large est soudée. A 17 ans, elle est victime d’une tentative de viol. Sa mère prend une décision radicale : l’envoyer loin de cette île dès le lendemain chez sa tante à Berlin. Là-bas, elle découvre l’amour, une folle passion avec un professeur marié. Contrairement à ce qu’il a promis, il ne lui écrit pas, elle part à l’aventure. Arrive un coup de théâtre qui bouleverse sa vie. L’écriture fait bien ressentir les sensations. Micheline n’a pas trop aimé la fin du livre, un peu bizarre. Cependant, elle a bien aimé ce livre, car on sent dès le début qu’il va se passer quelque chose. Finalement, c’est le secret qui la bouleverse qui l’empêche de vivre.

L’héroïne est pleine de vie, c’est un beau personnage. L’importance des livres est omniprésente. Ça se lit très vite et très bien.

Donc, un conseil de lecture malgré quelques petits bémols.

 

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J’ai parlé du premier livre de Fatima Daas : La petite dernière. C’est un livre d’une jeune femme qui affirme dans de courts chapitres qu’elle est à la fois musulmane croyante et pratiquante, et aussi homosexuelle. Chaque chapitre commence par « Je m’appelle Fatima Daas », elle raconte sa vie à la première personne, décrit ses visites à la mosquée pour y chercher des réponses à ses préoccupations, tout en disant à l’imam que c’est pour une amie qu’elle vient. Elle ne s’interdit pas de vivre comme elle en a envie, mais elle réfléchit beaucoup aux effets de ses choix sur son entourage, et sur la compatibilité de ces deux particularités.

C’est un livre que certains considèrent comme une sorte de manifeste dans lequel la jeunesse exprime enfin des sujets tabous de manière franche. En tout cas, c’est un gros succès critique et de librairie.

J’ai parlé aussi d’un deuxième livre (oui je l’avoue !) : La tannerie de Celia Levi. C’est le quatrième roman d’une jeune femme qui a « cartonné » aussi en librairie, à tel point qu’il a dû être réimprimé rapidement car tous les exemplaires ont été vendus très vite. Il raconte la vie de Jeanne, une jeune femme fraichement sortie de ses études, qui commence à travailler après un job dans une librairie. Elle commence donc un nouveau travail dans un centre d’art nommé La tannerie situé au bord du canal de l’Ourcq. Il accueille des expos d’art contemporain, des animations telles que de la danse, du cirque, des concerts, etc. Ce qui est intéressant à mon avis dans ce roman, c’est d’abord la description de la précarité des jeunes qui entrent dans le monde du travail aujourd’hui. Il y a aussi des aspects très contemporains de la France contemporaine : camps de migrants, Nuit debout, manifestations, toutes choses qui ont fait l’actualité ces derniers temps. On la suit dans son évolution professionnelle, ses déceptions, ses amours, ses relations amicales, ses colocataires, ses parents, etc.

Ce roman décrit un personnage qui gravite dans le milieu de la culture, et qui découvre les espoirs et désillusions de toutes sortes, les hypocrisies, le piston, la politique, le management dans tous ses aspects, etc. Le rythme est peut-être un peu lent, mais Celia Levi est très douée pour décrire les atermoiements intellectuels et sentimentaux de Jeanne. Le portrait d’une génération sacrifiée.

Bref, je le recommande !

 

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Guillemette nous a parlé du petit livre de Barbara Stiegler : Du cap aux grèves. C’est un essai philosophico-politique sur la crise des gilets jaunes et jusqu’à aujourd’hui y compris le confinement. C’est un bon livre qui aide à comprendre ce qui nous arrive. Elle se place à un juste niveau sans colère mais avec une bonne perception de la société, ses dérives, et les pistes pour en sortir. Par moment un peu complexe à lire, mais ça vaut le coup !

 

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Edith aussi voulu citer le livre de Colum McCann : Apeirogon. Deux pères, un palestinien et un juif ont tous les deux perdu leur fille. Ils travaillent à promouvoir la paix ensemble. Un livre extraordinaire ! on en reparlera ?

Rendez-vous samedi 5 décembre via Zoom, faites-moi signe si vous voulez recevoir le lien pour participer.

 

Bonnes lectures à tous et portez-vous bien !